«Sans justice sociale, les relations
professionnelles prendront un coup certain. Lorsque nous avons adopté la Déclaration
du centenaire sur l’avenir du travail, en 2019, l’objectif essentiel est de
faire progresser la justice sociale, fondée sur l’équité et l’égalité des
droits», ainsi s’exprimait la ministre malienne en charge du Travail lors des échanges
sur le Rapport : «Faire progresser la justice sociale».
Ce panel de haut niveau, qui a enregistré la
présence du directeur général du Bureau international du travail (BIT), Gilbert
Houngbo, a servi de tribune à la ministre du Travail, de la Fonction publique
et Dialogue social pour indiquer que le président de la Transition, le colonel
Assimi Goïta a placé la Transition sous le signe de la refondation de l’État.
Et de dire que les Assises nationales de la refondation (ANR) ont été organisées
fin décembre 2021 et le cadre d’évaluation des recommandations
prioritaires, mis en place, a déposé son premier rapport le 8 mai dernier.
Pour
renforcer le dialogue social, a poursuivi la ministre Aoua Paule Diallo, la
conférence sociale dans le domaine du travail a été organisée du 17 au 22
octobre 2022 avec 139 recommandations parmi lesquelles figurent en bonne place
la question de l’organisation des élections de représentativité, la création du
Conseil national du dialogue social et l’adoption d’un Pacte de stabilité
sociale et de croissance. «Un projet de pacte a déjà été élaboré par une
commission d’experts tripartite avec un plan d’action de mise en œuvre
2023-2027», soulignera-t-elle.
La ministre a aussi expliqué que dans le cadre
de la protection des travailleurs, le gouvernement a adopté la loi n°2018-074
du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’assurance maladie
universelle (Ramu).
«Nous sommes engagés dans la mise en œuvre du Ramu en 2023
qui permettra d’assurer progressivement la couverture du risque maladie de
toute la population pour plus de justice sociale», a précisé Mme Diawara Aoua
Paule Diallo, ajoutant que le taux actuel de la couverture du risque maladie
est de 22% sur une population estimée à 21.697.000 personnes. Le défi important
reste, selon elle, la couverture de la frange importante de la population (78%)
travaillant dans le secteur agricole et informel, mais aussi d’assurer la
transition de l’économie informelle vers celle formelle.
Notons que le Mali est fortement représenté à
Genève à la rencontre avec des délégués du gouvernement, mais aussi ceux des
employeurs et des syndicats. En marge de la rencontre se tiendra vendredi
prochain, la 34è session ordinaire du Conseil des ministres de la Conférence
interafricaine de prévoyance sociale (Cipres).
La ministre de la Santé et du Développement
social, Mme Diéminatou Sangaré, accompagnée par les conseillers techniques en
charge des questions financières et juridiques, prendra part à cette session.
On enregistre aussi la présence des directeurs généraux des Organismes de
protection sociale (OPS) du Mali à savoir : la Caisse nationale
d’assurance maladie (Canam), la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS),
l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), l’Agence nationale
d’assistance médicale (Anam) et le directeur national de la Protection sociale
et de l’économie solidaire, entre autres.
Il est bon de rappeler que les États membres de l’OIT se réunissent à la faveur de la Conférence internationale du travail qui se tient chaque année à Genève au mois de juin. Chaque État membre est représenté par une délégation composée de délégués gouvernementaux, d’employeurs et de travailleurs.
Ibrahim GUINDO
Correspondance particulière
Rédaction Lessor
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