À l’appel de plusieurs associations de la société civile, des organisations religieuses, des syndicats de transporteurs, de regroupements de commerçants, d’élus communaux et des étudiants africains, des milliers de Sénégalais, d’Africains mais surtout de Maliens ont pris d’assaut la place de l’Indépendance le vendredi 28 janvier 2022 pour apporter le soutien «des peuples africains au Mali».
Les Africains (du Sénégal, de la Gambie, du Burkina Faso, de la Guinée, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, bref les peuples de la Cedeao), à travers des banderoles et des slogans sont venus dire «non aux forces d’occupation étrangères», «à la balkanisation du Mali», mais surtout «non aux dirigeants africains sous la coupole de la France». «L’Afrique, lancera un anonyme à travers un mégaphone, doit s’inspirer du Mali pour se libérer, s’affranchir de la tutelle d’une France qui n’a pas encore perdu ses relents colonialistes et impérialistes». Une parole accueillie par des cris d’approbation, des points levés, mais surtout par un hymne national du Mali entonné par les Africains venus pour la circonstance accompagner l’organisateur principal Guy Marius Sagna de «FRAPP-France Dégage».
Cette mobilisation est considérée comme un véritable meeting africain en faveur du Mali victime de sa volonté de s’assumer, d’écrire son Histoire avec son burin et son encre. «Comme il l’a toujours fait depuis des millénaires» dira une demoiselle arborant un t-shirt de AfricFirst, une organisation de jeunes panafricanistes.
Le Mali ne doit pas se sentir seul. Il ne mérite pas cela.
C’est ce vieux pays, berceau des plus grands empires et des plus prestigieux royaumes d’Afrique qui a donné à ce continent sa première Constitution, sa première université, ses premiers navigateurs intercontinentaux mais surtout, c’est ce Mali qui a ouvert les voies des échanges économiques entre le continent noir dans sa partie dite de l’Ouest et le Proche-Orient, détaillera Aminata Diallo, une Guinéenne d’origine, épouse d’un Mauritanien, avec des liens de sang au Mali et qui vient de se faire élire conseillère municipale dans une des 19 communes de Dakar.
En écho à ce flashback historique évoqué par la panafricaine Aminata Diallo, le président de la Fédération des syndicats des transporteurs routiers Gora Khouma, dira «celui qui veut isoler le Mali oublie que ce sont 800 camions sénégalais qui sont bloqués à la frontière. Ce qui représente 800 familles et 8.000 personnes au moins.» Et de menacer tout comme Guy Marius Sagna «nous donnons à Macky Sall quelques jours pour qu’il revienne sur sa décision. Sinon, nous n’allons pas rester les bras croisés face au désarroi de nos familles. Nous allons nous-mêmes ouvrir les barrières».
Face à l’élan de solidarité de toute l’Afrique présente au Sénégal, les associations faîtières des Maliens au Sénégal, elles aussi parties prenantes de la manifestation n’ont pas manqué de remercier le peuple sénégalais et de déplorer la décision de la Cedeao qui n’est pas celle des peuples tel que l’ont voulu les pères fondateurs mais une organisation syndicale des chefs d’État manipulés, mis en service par des puissances étrangères avec la France en tête, diront tour à tour Dr Dagnoko, vice-président du Conseil des Maliens du Sénégal, Mohamed Dicko de l’Association des transitaires, Demba Cissé du Conseil supérieur de la diaspora. Et Guy Marius Sagna de s’indigner car, «il est incompréhensible pour lui que le Mali soit injustement, iniquement et inhumainement sanctionné de la sorte. Ce pays qui a «caché» tous les opposants au pouvoir de Senghor. «Non la classe politique actuelle sénégalaise doit beaucoup au Mali de Modibo. Les responsables du PIT (Parti pour l’indépendance et le travail) ne pourront pas dire le contraire», détaille le président de FRAPP-France Dégage.
Le Mali n’est pas seul dans les épreuves que lui font traverser les organisations interétatiques ouest-africaines. En plus de certains pays qui ont clairement affiché leur opposition à ces sanctions édictées, il peut compter sur l’Afrique souverainiste, l’Afrique jeune qui promet à partir de Dakar qu’elle ne baissera pas les mains tant que les Maliens sont injustement mis sous embargo.
Correspondance particulière
Gamer A. DICKO
(Ambassade du Mali à Dakar)
Rédaction Lessor
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