Depuis le 10 septembre dernier, une partie importante de la
route au niveau du carrefour de la place marchande dénommée en bamanakan
«Pilasi kôrô» s’est effondrée suite à une pluie diluvienne. Sur cette
intersection, où le trafic est très dense, il est apparu un trou de grand
diamètre qui représente un réel danger pour les usagers de la voie. Ceux-ci
n’apprécient guère de voir les bitumes de nos grandes artères se dégrader, sans
que les services compétents du ministère des Transports et des Infrastructures
ne lèvent le moindre petit doigt.
Aujourd’hui, au regard de ce spectacle qui s’offre au regard
des usagers, certains d’entre eux se demandent si les structures en charge des
questions de transport sont capables de répondre aux exigences d’entretien des
routes dans les grandes agglomérations urbaines ? Personne ne peut leur
reprocher de s’inquiéter de cette dégradation préoccupante de nos routes. Tous
espèrent que les services compétents s’attèlent
à la tâche.
En attendant pour préserver les usagers, des blocs de béton
on été disposés tout autour de ce trou de grand diamètre. Ce qui est à l’origine d’un embouteillage au
niveau de cette intersection qui conduit au Marché rose et au plus grand marché
aux légumes de Bamako communément appelé «Wonida». Comme si cela ne suffisait
pas, des vendeuses de légumes squattent aussi l’espace, depuis la destruction
de cette partie du goudron, créant ainsi un tohu-bohu indescriptible. C’est un
vrai cauchemar pour les riverains.
La situation complique davantage la
régulation de la circulation par les policiers. Ceux-ci n’evont cure. Ils sont même pointés du doigt par
certains usagers qui estiment qu’ils représentent un facteur de complication
avec le contrôle systématique des véhicules de transport dont les conducteurs
s’arrêtent par indiscipline, soit par contrainte n’importe où et n’importe
comment.
Ce qui entrave la fluidité de la circulation. Les particuliers sont
aussi contraints souvent à une gymnastique intense pour se frayer un passage et
sortir de la nasse. Moulaye Samaké, conduit un véhicule de transport qu’il
cherche à garer pour débarquer des passagers. Il manœuvre habilement pour
s’arrêter dans un espace réduit. Ce chauffeur fulmine contre ce gros trou qui
pose de nombreuses difficultés. «On ne peut pas circuler librement. On doit
faire le détour pour avoir des clients.
Cela augmente notre consommation en carburant, surtout en cette période de hausse du prix des hydrocarbures», se lamente le transporteur désabusé. Il déplore la situation qui provoque un embouteillage. Selon lui, le syndicat des transporteurs aurait dû réagir et incite qui de droit à réparer.
Bouchon permanent- Un autre usager qui a souhaité garder
l’anonymat, s’indigne du manque de volonté des autorités compétentes à
entretenir les biens publics. Il explique ne pas hésiter à mettre la main à la
poche pour contribuer à la réparation de certaines infrastructures. Il cite
volontiers l’exemple d’un panneau de signalisation qui était abimé. Il a indique avoir pris sous bonnet l’initiative
de le réparer dit l’usager de la voie. Le conducteur de moto taxi, Ali Badra
Keïta, est lui aussi déconcerté par la situation en tant qu’usager. Lui aussi
peste contre le grand bazar occasionné par la situation avec comme conséquence
l’obstruction de la voie par les vendeuses de légumes.
Celles-ci pensent
malheureusement être en droit d’occuper les lieux et exposent leurs
marchandises à même le sol. Elles sont grincheuses et invectivent qui tentent
de les raisonner.
Aminata Sanogo, vendeuse de légumes a été chassée de son installation initiale du fait de cette dégradation de la route. Elle a pu, selon elle, se caser sur la voie. Mamadou Coulibaly, transporteur et syndicaliste explique que ce trou est à l’origine du bouchon permanent sur la voie. Et cela constitue une perte considérable pour les conducteurs de Sotrama. Devant la situation, les principaux acteurs se rejettent la responsabilité.
Le deuxième adjoint du maire de la Commune II du District de
Bamako, Mamadou Kaou Touré, indique que la réparation de cette route n’est pas
du ressort de sa collectivité.
L’édile incrimine l’Agence d’exécution des travaux
d’entretien routier (Ageroute). Un agent de cette structure dit être au courant
de la situation. Certes, reconnaît-il, leur mission consiste à réparer les
routes. Mais, il pense que la réparation de ce dégât relève plutôt
de la société Builders, apparemment une entreprise de sous traitance. Nos
tentatives de joindre les responsables de cette entreprise ont été vaines. En
attendant, les usagers de la circulation de cette voie prennent leur mal en
patience.
Assitan KIMBIRY
Rédaction Lessor
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