Cette réunion, tenue à huit clos, a été marquée par la présence des présidents de meuniers, dont Modibo Keïta et de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Mali, Mohamed Lamine Haïdara, ainsi que d’autres acteurs du secteur. Les hydrocarbures sont des intrants qui rentrent aussi bien dans la production, la transformation, la commercialisation et même les transports de l’ensemble des produits industriels.
Ainsi, la présente rencontre avec les acteurs du secteur de l’industrie avait pour objetif d’examiner l’impact que pourrait avoir l’augmentation des prix des hydrocarbures sur ces différentes entités de notre économie. «Globalement, nous avons expliqué les causes qui ont amené ces augmentations. Nous avons, par ailleurs, fait l’examen et l’analyse de la structure des prix au niveau de nos services.
Nous avons également échanger avec les opérateurs pour qu’aujourd’hui, l’augmentation des prix des hydrocarbures n’ait pas d’impact sur le prix de la farine et celui du pain», a confié le ministre de l’Industrie et du Commerce à la presse après la rencontre.
- Le président des meuniers, Modibo Keïta (d) et celui de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Mali, Mohamed Lamine Haïdara
Selon Moussa Alassane Diallo, les prix consensuels ont été fixés par le passé sur la base d’intégrer à la fois des périodes de fluctuation comme c’est le cas présentement. «Ces marges d’analyse étant fixées avant la crise devraient de nature permettre aujourd’hui de rester dans les prix consensuels qui ont été fixés. Nous avons convenu de maintenir les prix du sac de farine de 50 kg à 23.000 Fcfa et la miche de pain de 135 à 270 Fcfa. Il n’y aura donc aucune augmentation», a-t-il rassuré.
À cet égard, le ministre Diallo a remercié l’esprit de collaboration ainsi que la grande compréhension dont les boulangeries et les minoteries ont fait preuve. Pour lui, cette décision est un acte patriotique. «Nous allons poursuivre les échanges pour mettre en place des mécanismes de suivi pour que les décisions de confirmation qui viennent d’être prises au cours de cette réunion, puissent être suivies sur le terrain», a-t-il insisté.
Abondant dans le même sens, Mohamed Lamine Haïdara, présidant de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Mali, a assuré qu’au regard de la situation difficile du pays et les difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures, les acteurs du secteur de la boulangerie veilleront à ce qu’il n’y ait de pas d’augmentation du prix du pain jusqu’à nouvel ordre.
Même son de cloche du côté du président des meuniers. «Le ministre nous a demandé de ne pas augmenter le prix de la farine et nous avons accepté. Nous allons vendre au prix consensuel. Aujourd’hui, on est en dessous de ça. Nous souhaiterons que la crise ne dure pas. Nous sommes obligés d’accompagner le gouvernement et la population», a laissé entendre Modibo Keïta.
Babba COULIBALY
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