Le vendredi dernier, en marge
des travaux dudit forum, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a reçu en
audience les participants venus de l’extérieur, notamment du Burkina Faso, du
Cameroun, de la France, de la Guinée, de la Mauritanie, du Sénégal et du Tchad.
La délégation était conduite par la ministre en charge du Genre et de la
Famille du Burkina Faso, Salimata Nebié. Occasion pour elle de dire qu’elle est
venue à Bamako pour soutenir le forum et, selon elle, cela traduit un signe de
fraternité avec le peuple malien. «Nous sommes tous embarqués dans le même
bateau», a-t-elle reconnu en faisant allusion à la Transition de son pays.
«Nous sommes dans un contexte
de crise multidimensionnelle, en tout cas, ce qui concerne mon pays, même si je
sais qu’au Mali cela commence à donner de l’espoir», a-t-elle loué les efforts
consentis par les autorités de la Transition quant à la gestion du terrorisme.
Le rendez-vous de Bamako va servir d’expérience dans la conduite des affaires
dans son pays, a martelé la ministre du Burkina Faso tout en appréciant les
notions acquises. «Nous allons exporter des idées pertinentes apprises»,
a-t-elle affirmé.
Venue spécialement du
Cameroun, Adam Bah a affirmé qu’elle était là pour s’inspirer de l’expérience
du Mali. «Ce sont les mêmes problèmes», avouera-t-elle, précisant qu’elle est
de la région anglophone où la crise se multiplie tous les jours. Elle a dit
être à ce forum pour apprendre les techniques de négociation et de résolution
en se référant sur les valeurs culturelles et linguistiques.
En réponse, le chef du
gouvernement a demandé à la délégation de créer un groupe de pression pour
défendre la cause du Mali. Ainsi, Dr Choguel Kokalla Maïga a exhorté ces femmes
à s’organiser en tant que parlementaires, actrices du développement pour porter
la voix du Mali afin que l’embargo soit levé ou tout moins que les priorités du
gouvernement de Transition soient prises en considération. Ces priorités sont
la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, la lutte contre
l’impunité et la corruption, l’organisation d’élections transparentes et
crédibles à travers la création d’un organe unique de gestion des élections et
la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la
réconciliation.
Ces exigences constituent la boussole du gouvernement de
Transition, a rappelé le Premier ministre, ajoutant que sur l’ensemble du
territoire national il y a des opérations militaires. D’où son insistance :
«Nous avons donné la priorité à notre sécurité». Certains partenaires ne
l’entendent pas de cette oreille. Ils tiennent, d’abord, à aller aux élections.
Toutes choses qui expliquent en grande partie cette divergence au niveau politique.
Convaincu que cette brouille est momentanée, Dr Choguel Kokalla Maïga s’est
réjoui des liens qui existent entre les différents peuples. «Tous les pays
victimes du terrorisme doivent se donner la main pour lutter efficacement
contre le terrorisme», a-t-il souhaité. Enfin, il a noté avec satisfaction le
rôle prépondérant joué par les femmes et la diaspora dans le développement du
Mali.
Namory KOUYATÉ
Rédaction Lessor
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