Selon le directeur de la radio communautaire «Naata», Ousmane Abdoulaye Touré, l’infrastructure a été victime d’un court circuit électrique. Il a expliqué que les employés ferment hermétiquement toutes les issues du studio avant de rentrer à, la maison. Et l’incident s’est produit pendant que personne n’était présente à la radio. «C’est lorsque la flamme a surgi du toit du bâtiment qu’un voisin m’a téléphoné pour m’annoncer l’incendie. Je suis sorti précipitamment de la maison pour rejoindre le lieu du sinistre. Malheureusement, avec l’ampleur du feu, je n’ai pu rien sauver comme matériel. L’intervention des soldats du feu appelés au secours n’a pas pu circonscrire le feu».
Au moment de l’incendie, il y avait trois émetteurs, dont deux étaient dans leur emballage pour servir de matériel de secours. La radio travaillait avec un seul qui a brûlé dans l’incendie avec tous les autres équipements.
Il faut rappeler que la radio communautaire «Naata» qui émettait en modulation de fréquence 91.7 Mhz a été créée en octobre 1993. Elle couvrait un rayon de 90 km, voire 100 km en période de froid et est installée au 2è Quartier (Gadèye) non loin du Tombeau des Askia.
Elle a ouvert ses portes l’année de l’avènement de la démocratie dans notre pays. Elle était la deuxième radio communautaire fonctionnelle après celle de «Bamakan» et la première installée dans les régions du Nord. Selon son directeur la radio «Naata» s’est beaucoup investie lors des rencontres intercommunautaires pour la consolidation de la paix durant le Pacte national et pour le cessez le feu que notre pays a signé après. Elle avait été la première invitée à la cérémonie de la Flamme de la paix à Tombouctou.
«Naata» représentait un patrimoine pour les communautés de Gao. C’est pour cette raison que le directeur Ousmane Abdoulaye Touré a lancé un appel à l’endroit des autorités politiques, administratives et civiles afin qu’elles leur viennent en aide pour restaurer à nouveau la radio «Naata». Selon lui, elle est cette radio à laquelle toutes les communautés étaient attachées.
Parce qu’elle émettait des programmes qui s’articulaient autour de la culture, l’environnement, elle assurait des animations folkloriques pour le renforcement de la culture, la cohésion sociale et du vivre ensemble parce que c’était une radio de proximité. «Nous sommes une radio communautaire à laquelle les communautés sont très rattachées et lui accordent beaucoup de crédibilité. Nous pensons qu’elle ne doit pas disparaître», a plaidé le directeur. à notre passage, certains auditeurs de la radio venaient pour constater les dégâts et exprimer leur désolations et soutiens au personnel et au directeur.
Abdourhamane Touré
Amap-Gao
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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