Les
participants (une quarantaine d’acteurs régionaux impliqués dans la protection
de l’enfance) ont notamment axé la réflexion sur la prévention de l’utilisation
des enfants dans les conflits, la prise en charge sanitaire et psychosociale
des enfants victimes des violations graves. La protection judiciaire, la réinsertion/réintégration
des enfants associés aux forces et aux groupes armés ainsi que la gestion des
besoins humanitaires des populations ont aussi été des sujets abordés.
«La
question du droit et de la protection de l’enfant dans le monde reste une préoccupation
du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle est traitée comme une question
transversale et prioritaire au sein de toutes les composantes des missions de
paix», a rappelé Jean Marie Kalama de la Minusma. Depuis le début de la crise
au Mali, cette question a fait l’objet d’une attention particulière dans les
rapports du secrétaire général des Nations unies.
Pour le représentant du gouverneur de la Région
de Gao, Agaly Ag Inamoud Yattara, cette initiative arrive à point nommé, car la
Région connaît un mouvement de population venant de la Région de Ménaka à la
suite de récents affrontements entre les groupes armés.
Cette situation engendre un sérieux problème
de protection des enfants et des femmes. À ce jour, elle constitue une réelle
préoccupation pour les autorités de la région et la communauté humanitaire,
selon Agaly Ag Inamoud Yattara. Il a
appelé les participants à faire preuve d’une grande perspicacité afin de
trouver des solutions adéquates.
À
l’issue des travaux, les participants ont identifié les principales difficultés
dans la protection efficace des enfants, ainsi que les défis à relever. Ils ont
aussi proposé des solutions, notamment le renforcement du dialogue avec les
groupes armés pour les dissuader d’enrôler des enfants, la sensibilisation des
communautés pour une meilleure acceptation du processus de réintégration des
enfants enrôlés des groupes armés.
Source : Minusma
Rédaction Lessor
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