Le PNR est élaboré chaque année par le Commissariat à la sécurité alimentaire à partir des évaluations faites par les systèmes d’alerte précoce
C’est au cours de la 21è session du Conseil national de la Sécurité alimentaire, présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, le 13 mars dernier que le Plan national de réponse (PNR) 2025 a été validé. Le PNR est un document élaboré, chaque année, par le Commissariat à la sécurité alimentaire à partir des évaluations faites par les systèmes d’alerte précoce. Son objectif est de préparer au mieux pour pouvoir faire face à l’insécurité alimentaire.
Un peu plus de deux mois après sa validation, ce Plan a été présenté aux partenaires techniques et financiers. Cela, dans le but de recueillir leurs contributions et de voir leurs perspectives d’intervention. «Conformément à la vision du Président de la Transition qui place les besoins vitaux des populations au cœur de l’action publique, ce Plan national de réponse vise à préserver la vie et la dignité des populations ayant des besoins critiques à travers une assistance multisectorielle d’urgence adéquate », a rappelé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Selon Abdoulaye Diop, sur un nombre total de 6,4 millions de personnes en besoin humanitaire, l’assistance d’urgence cible 4,7 millions de personnes particulièrement vulnérables, pour un montant estimé à 771,3 millions de dollars (462 milliards de Fcfa).
Le chef de la diplomatie malienne a indiqué que ces montants seront essentiellement consacrés aux secteurs prioritaires comme la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé, l’éducation, l’hygiène et l’assainissement. Le ministre Diop a salué l’approche d’un nombre croissant de partenaires au développement, qui sont progressivement parvenus à une compréhension commune avec le gouvernement sur l’importance de maintenir le leadership du Mali dans la coordination de la réponse humanitaire. Malgré cette situation, il dira que l’objectif du Mali n’est pas de rester dans l’assistance d’urgence, ni de faire de l’appui humanitaire, un horizon permanent, mais plutôt de s’engager résolument dans une perspective de résilience, de développement durable et de paix.
Abdoulaye Diop a surtout rappelé les facteurs contribuant à exacerber la vulnérabilité des ménages notamment les aléas climatiques. «Nous gardons hélas en mémoire le triste souvenir des pertes tragiques causées par les inondations l’année dernière », a-t-il indiqué. Avant d’évoquer la réponse multisectorielle du gouvernement qui a permis d’atténuer les souffrances des populations sinistrées et de jeter les bases d’une reprise progressive. Afin de briser le cycle des crises humanitaires, le ministre Diop a souligné que le PNR privilégie une approche intégrée qui renforce la résilience des systèmes et des communautés. «Ainsi, il ne s’agit pas d’un simple instrument d’urgence, mais d’une composante essentielle de la transition humanitaire vers le développement durable», a-t-il fait savoir.
De son côté, le chef de file des partenaires techniques et financiers a indiqué que le nombre des personnes dans le besoin souligne l’urgence de l’action collective des acteurs. C’est ainsi que Thomas Eckert a affirmé que les acteurs de la sécurité alimentaire au Mali restent résolument engagés à soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de son Plan national de réponse. Pour lui, la présentation du document marque, pour tous les acteurs concernés, une étape importante afin de lancer des efforts communs dans le but de pouvoir faire face à l’insécurité alimentaire.
Alassane Cissouma
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