C’est dans ce contexte qu’un atelier de discussions a été organisé ce mercredi dans un hôtel de la place, pour améliorer les canaux de communication destinés aux femmes, afin qu’elles puissent recevoir et transmettre plus efficacement les données d’alerte précoce. Organisé par la Direction générale de la protection civile (DGPC) et la Banque mondiale, cet atelier vise à renforcer les capacités des femmes dans les communautés locales à recevoir et à transmettre efficacement les alertes précoces liées aux risques de catastrophes naturelles, en mettant en place des canaux de communication adaptés à leurs besoins spécifiques.
Durant deux jours, femmes leaders communautaires, responsables locaux, organisations féminines et experts en gestion des risques se sont réunis pour échanger, diagnostiquer les limites actuelles des systèmes d’alerte, et surtout proposer des solutions concrètes et adaptées au terrain. Selon le médecin-colonel sapeur pompier Fanta Mady Koné, les catastrophes naturelles causent des dommages à tous les niveaux, « Elles ne connaissent ni frontières, ni ethnies », a-t-il ajouté.
Auparavant, l’officier supérieur avait mis en lumière l’importance de doter les femmes des outils et des plateformes nécessaires pour non seulement recevoir des informations vitales, mais aussi pour les transmettre efficacement au sein de leurs communautés. Les catastrophes de l'année 2024, a-t-il souligné, ont coûté à l'État plus de 500 milliards de francs CFA, d'où l'importance de la tenue du présent atelier. Précisant que cette session a pour but de renforcer les connaissances en matière de réduction de catastrophes et de gestion de système d’alerte précoce (SAP).
Au-delà des recommandations techniques, cet atelier a aussi été un moment fort de mobilisation sociale. En donnant la parole aux femmes, en reconnaissant leur rôle central dans la réponse aux catastrophes, les organisateurs ont placé la femme au cœur de la stratégie d’alerte précoce.
Tamba CAMARA
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