Les officiels visitant un stand
À l’instar de plusieurs autres pays, le Mali a commémoré la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre, après l’adoption par l’Organisation des Nations unies (Onu) de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille. La 25è édition de l’événement est placée sous le thème : «Ma grande histoire, cultures et développement». Le thème national est intitulé : «Migrations et promotion culturelle, la contribution des Maliens établis à l'extérieur».
La cérémonie d’ouverture de cette journée a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Pour la circonstance, Mossa Ag Attaher était accompagné de plusieurs autres membres du gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, celui de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, et leur collègue des Mines, Amadou Kéïta. Était également présent, le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Mali, Seybou Boubacar.
Évoquant le thème national, le ministre Mossa Ag Attaher dira que son choix vise à magnifier le travail remarquable de la diaspora malienne et à exprimer la reconnaissance de la Nation à cette frange de la population malienne dont les actions concourent activement à la promotion de notre identité culturelle. «La culture demeure un socle de cohésion, un levier de développement et un instrument de visibilité internationale. Dès lors, la migration apparaît comme un outil de diplomatie culturelle, un lien vivant entre les peuples et une source intarissable de résilience collective. Partout où les Maliens passent, ils sèment la culture et récoltent le respect», a martelé le ministre Mossa Ag Attaher.
AVANCÉES- La célébration de la journée internationale des migrants vise à évaluer les avancées sur les droits et libertés des migrants, à partager les expériences, les bonnes pratiques et envisager des mesures propres à assurer la protection et la promotion des migrants. Elle s’emploie aussi à impulser la volonté de veiller à ce que les droits de l’Homme de tous les migrants soient pleinement et efficacement protégés.
Ainsi, en marge de cette célébration, plusieurs activités sont prévues par le ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur. Il s’agit, entre autres : des panels de haut niveau sur la migration, la culture et la coopération internationale, une soirée culturelle dénommée «Nuit du migrant», dédiée à la création artistique, culturelle et à la sensibilisation, l’installation d’un village des migrants (espaces de services, d'expositions et de témoignages) ainsi que des actions citoyennes.
Dressant un bilan non exhaustif de l’année qui s’achève, le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a indiqué que son département a porté assistance à plus de 24.000 de nos compatriotes en situation de détresse à l’extérieur du pays à travers des opérations de rapatriement organisées dans la dignité et la solidarité. Par ailleurs, il a cité plusieurs autres activités d’envergure menées dont l’organisation du Forum international de la migration, l’opérationnalisation du cadre national pour la réintégration des migrants, le renforcement de la coopération internationale avec la participation du Mali à plusieurs conférences et dialogues mondiaux sur la migration, etc.
PRÈS DE 700 MILLIARDS- Lors de son intervention, le chef de mission de l’OIM a fait savoir que la migration ne doit pas être abordée que sous le seul angle des drames humains. C’est ainsi que dira Seybou Boubacar que ces réalités existent et qu’on ne peut pas les nier, mais qu’il est aujourd'hui essentiel de dépasser ce narratif, exclusivement négatif sur la migration, et de rééquilibrer un peu notre regard.
«Une migration, c’est aussi une opportunité pour le Mali, pour l’Afrique et pour les pays de destination où les migrants comblent des besoins en main d’œuvre, soutiennent l’innovation, stimulent la croissance économique et participent à la pérennité des systèmes sociaux dans des contextes de vieillissement démographique», a-t-il témoigné. En termes d’apport aux pays de départ, le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations dans notre pays a affirmé qu’en 2023, les transferts de fonds de la diaspora malienne ont atteint près de 700 milliards de Fcfa.
Par ailleurs, Seybou Boubacar a indiqué que la gouvernance des migrations exige une approche holistique et intégrée. C’est dans ce cadre, dira-t-il, que la stratégie de l’OIM repose sur trois piliers. «Sauver des vies humaines et protéger les personnes en mouvement, rechercher des solutions pour les personnes en mobilité et promouvoir les voies régulières de la migration, y compris l’engagement des diasporas dans le développement de leur pays », a-t-il cité, avant de se réjouir de la collaboration de son organisation avec le Mali.
Alassane Cissouma
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.