L’année 2021 marquait les 150 ans de la Poste du
Mali. L’événement a été célébré hier au Centre international de conférences de
Bamako, sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Économie
numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh.
Il y avait également le Président directeur général de la Poste, Ibrahima
Haïdara, le directeur général de l’Autorité malienne de régulation des
télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et
des postes (AMRTP), Saïdou Pona Sankaré et d’autres personnalités.
La célébration des 150 ans de la Poste du Mali est
l’occasion de présenter à la population l’apport immense de ce service à
l’histoire de notre pays. En effet, le service postal fut institué au Soudan
français par l’administration coloniale
depuis le XIXè siècle sous la dénomination des Postes et télégraphes (P&T)
de 1879 à 1920 puis Poste télégraphe téléphone (PTT) de 1921 à 1959.
Dans son intervention, le ministre de la
Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de
l’Administration a rappelé que le premier bureau de poste fut créé en 1871 à
Nioro du Sahel, suivi des bureaux de Bafoulabé et de Kati en 1881, ceux de
Kayes et Toukoto en 1882, celui de Bamako en 1883.
Harouna Mamadou Toureh a ajouté que la ville de
Bamako, devenue chef-lieu de cercle avant de devenir la capitale du Soudan
français en 1920, accueillera des activités postales dans les locaux de l’une
des plus grandes réalisations architecturales de la colonisation en
l’occurrence, la Recette principale de Bamako appelée «poste-ba» construite
entre 1914- 1915.
Le ministre Toureh a aussi rappelé que la
direction fédérale des services de poste basée à Dakar coordonnait celle du
Soudan français créé à Kayes en 1904 et transférée à Bamako en 1905 soit 34 ans
après la création du bureau de poste de Nioro. Il a noté que la Poste qui
exerce une fascination sur une grande partie de la population, nous révèle un
parcours chargé d’histoire qui, de la distribution à dos d’âne, à cheval, à
chameau, à bicyclette, emploie aujourd’hui des mobylettes, des véhicules
utilitaires et des avions. Et d’ajouter que l’avènement du numérique a posé les
jalons de fortes mutations qui affectent les modes de production, la vie des
populations, de même que l’activité postale dans le monde.
Ainsi, Harouna Mamadou Toureh a révélé que les
postes, restées en marge de cette mutation, ont peu à peu perdu de leur
efficacité et pour la plupart, ont lamentablement sombré. Toutefois, a indiqué le ministre, la Poste
du Mali a décidé de faire partie de la première catégorie, celles des postes
qui se transforment pour s’adapter à leur environnement et demeurer utiles. «La
Poste, jadis, responsable du transport des lettres, des colis, des personnes et
des envois de fonds, se doit de redéfinir et d’imprimer de nouveaux contours
afin qu’elle s’adapte aux exigences de l’heure marquée par la révolution
électronique », a-t-il soutenu.
Le ministre de la Communication, de l’Économie
numérique et de la Modernisation de l’Administration a fait savoir que les
autorités de la Transition s’inscrivent dans la dynamique de la relance de la
Poste. Cette politique de relance, a-t-il précisé, est axée sur la rénovation
en profondeur de l’entité postale et ses outils d’intervention afin de faire de
la Poste un outil de développement et de croissance conformément à la vision du
président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
Le Président directeur général de la Poste a évoqué les actions qui sont en cours pour permettre le renouveau de sa structure. Ibrahima Haïdara a rappelé que la Poste du Mali est une entreprise citoyenne dont la vocation principale est de participer à la croissance économique de notre pays.
La célébration des 150 ans de la Poste du Mali a
été marquée par un vernissage et une conférence-débat.
N’Famoro KEITA
Rédaction Lessor
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