Ce protocole d’accord entre en vigueur dès sa signature pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction
La cérémonie de signature a été
présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ce
protocole d’accord, qui entre en vigueur dès sa signature pour une durée de
cinq ans renouvelable par tacite reconduction vise à créer les conditions pour
une meilleure coopération entre la BOAD et le Bureau du Vérificateur général
(BVG) afin de prévenir, détecter, enquêter et lutter efficacement contre la
corruption et d’autres infractions similaires au Mali. Dans le cadre de cette collaboration, les
deux institutions s’engagent à partager mutuellement les résultats des missions
de vérification portant sur la gestion des projets et programmes financés par
la BOAD au Mali. L’accord prévoit également le renforcement des capacités des
agents du BVG sur les procédures de la BOAD.
Le
Vérificateur général a rappelé que son bureau avait initié des discussions avec
la BOAD dès juin dernier pour explorer les perspectives de partenariat. «Ces
échanges avaient pour objectif de mutualiser nos efforts en matière de lutte
contre la corruption et la délinquance économique et financière», a précisé
Samba Alhamdou Baby. Pour lui, le protocole signé traduit la volonté commune
des deux institutions d’œuvrer pour une utilisation judicieuse et optimale des
ressources publiques. Il a réaffirmé la disponibilité de son bureau à respecter
et à mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre de ce protocole.
De son côté,
le vice-président du support et du contrôle de la BOAD a rappelé que son
institution a financé, depuis sa création, des projets à hauteur de 929
milliards de Fcfa au Mali. Selon Soares Cassama Braima, la BOAD applique, en
droite ligne avec sa vision déclinée dans le plan stratégique 2021-2025, une
politique de tolérance zéro vis-à-vis de la corruption, de la fraude et des
infractions assimilées.
À cet effet,
la banque a mis en place un dispositif complet comprenant une politique de
prévention et de lutte contre la corruption et la fraude dans ses opérations,
ainsi qu'une politique de protection des lanceurs d'alerte. «En unissant nos
efforts, nos compétences et nos ressources, nous nous donnons plus de chances
de faire échouer les tentatives des acteurs de cette gangrène», a-t-il
souligné.
La signature
de cette convention s'inscrit dans une nouvelle dynamique, pensée et voulue par
la haute direction de la BOAD. Cette dynamique vise à tisser des liens forts et
durables avec toutes les institutions des pays membres de l'Uemoa chargées de
la lutte contre la fraude et la corruption, afin de faire front commun contre
ces fléaux, a précisé Soares Cassama Braima. Il a assuré que la coopération
avec le VBG ne se limitera pas à la signature de ce protocole, elle s’inscrira
«dans un processus continu, marqué par un travail quotidien et collaboratif».
Pour sa part, le
ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que cette cérémonie s’inscrit
en droite ligne des orientations du Président de la Transition, le Général
d’armée Assimi Goïta. Selon Alousséni Sanou, le plan d’action du gouvernement
accorde une large place à la lutte contre la corruption et la délinquance
financière.
Il a souligné que le financement de l’économie nationale repose sur deux volets : «Il y a un financement interne et un autre lié aux accords de financement que nous signons avec les bailleurs de fonds. Tout cela contribue à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés», a détaillé le ministre Sanou. Pour le patron de l’hôtel des Finances, cette signature est d’une grande importance, car elle permettra au BVG de s’impliquer davantage dans le suivi des financements extérieurs. Il a souhaité que d’autres partenaires, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) suivent rapidement cet exemple.
Amadou GUEGUERE
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