Le ministre Daniel Siméon Kelema et des responsables de services techniques animant le point de presse
Pour l’occasion, il était accompagné des membres de son cabinet et de ses services techniques, notamment le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, ainsi que le président-directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé. Les différents intervenants ont abordé plusieurs thématiques dont les situations pluviométrique et hydrologique, la distribution des intrants agricoles subventionnés, l’état des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire ainsi que le dispositif de suivi de la campagne.
Le directeur national de l’Agriculture a rappelé que, pour cette campagne, la subvention des intrants agricoles concerne les engrais chimiques et organiques, les semences hybrides de maïs et le biostimulant Ovalis. Deux programmes soutiennent particulièrement ces efforts : le Programme de développement accéléré des zones d’aménagement agricole au Mali (Pdazam) et le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (Pupsan).
À propos du Pdazam, il est prévu la distribution de 21.543 tonnes d’engrais (NPK, DAP et urée). «À ce jour, environ 85% des quantités de NPK sont déjà sur le territoire national, la majorité se trouvant dans les bassins de production. Pour le DAP, l’opération est en cours et nous atteignons plus de 50%. Concernant l’urée, les dispositions sont prises pour assurer la continuité de la distribution», a-t-il expliqué. S’agissant du Pupsan, il a précisé que 2.792,5 tonnes d’engrais sont prévues. Le fournisseur a déjà mis en place plus de 60% des quantités prévues. Dans le cadre des subventions de l’État, il est prévu 12.100 tonnes d’engrais minéraux, 5.375 tonnes d’engrais organiques et 50 tonnes de semences de maïs hybride.
Sur le plan phytosanitaire, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV), Halidou Mohomodou, a indiqué qu’à ce jour, la situation est relativement calme tant sur les cultures céréalières que maraîchères. «Nous avons constaté de petites infestations de jassides sur le coton. Celles-ci sont préoccupantes car les traitements réalisés n’ont pas suffi à enrayer la dynamique de propagation. Le dispositif est actuellement en cours de révision pour intensifier les traitements dans les zones les plus touchées», a-t-il affirmé.
Concernant le paiement du coton graine, le PDG de la CMDT a déclaré que, depuis le 29 juin dernier, l’ensemble du reliquat des recettes de coton a été mis à disposition des banques pour le paiement des cotonculteurs. «La BNDA, KAFO et SINISIGI procèdent au paiement par programmation. L’exécution de ce programme est à un taux de 89%. Le retard de paiement par endroit s’explique par les difficultés auxquelles la BNDA est confrontée notamment dans la Région de Kita et les secteurs de Yorosso et Karangana», a-t-il souligné.
De son côté, le ministre de l’Agriculture a exprimé sa reconnaissance aux autorités de la Transition, aux banques et aux opérateurs économiques pour leur engagement dans la mise en œuvre de la campagne agricole 2025-2026, malgré les contraintes. Daniel Siméon Kéléma a salué la résilience des cotonculteurs qui ont poursuivi les emblavures en dépit des difficultés financières, soulignant l’importance stratégique du coton pour l’économie nationale. Il a également alerté sur les risques phytosanitaires, appelant à la vigilance, notamment face aux jassides, et insisté sur la nécessité de revoir certaines pratiques agricoles comme l’association coton-gombo.
Amadou GUEGUERE
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