Une vue des participants, dont les ministres chargés de l'économie (c) et des Affaires étrangères
Mardi dernier dans un hôtel de la place, le ministère de l’Économie et des Finances a convié les partenaires techniques et financiers (PTF) à une rencontre pour présenter les grandes lignes de cette Vision ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). La cérémonie d’ouverture était présidée par le patron de l’hôtel des Finances, Alousséni Sanou, en présence de son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du coordinateur résident et coordinateur humanitaire du système des Nations unies au Mali par intérim, Khassim Diagne.
L’objectif de cette rencontre était de partager les grandes orientations stratégiques du Mali et de recueillir l’adhésion et l’accompagnement des partenaires pour leur mise en œuvre. La vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » définit plusieurs priorités stratégiques pour asseoir l’indépendance économique et favoriser l’émergence du pays. Ses axes majeurs portent sur la sécurité nationale, la transformation structurelle de l’économie, les réformes institutionnelles, l’amélioration de la gouvernance et le positionnement international.
Quant à la SNEDD 2024-2033, elle constitue la déclinaison opérationnelle de la première phase de la Vision 2063. Elle incarne les priorités nationales en matière de transformation économique, de développement durable, de gouvernance et de résilience face aux crises. La Vision 2063 est prévue en quatre phases décennales : 2024-2033, 2034-2043, 2044-2053 et 2054-2063.
Dans son intervention, le ministre chargé de l’Economie a souligné que cette démarche s'inscrit dans une dynamique nationale de mobilisation et de concertation autour de ce cadre stratégique qui traduit l'ambition collective de notre pays d'assurer son développement, de renforcer sa souveraineté et de construire un avenir prospère et durable pour les générations futures. Pour Alousséni Sanou, la Vision 2063 ne peut réussir sans l’adhésion et la contribution active de tous. «C’est pourquoi il nous paraît indispensable de partager avec vous les axes stratégiques, les priorités et les orientations qui fondent cette vision afin de recueillir vos observations, vos analyses et vos recommandations éclairées », a-t-il ajouté.
Le patron de l’hôtel des Finances a estimé le financement de la première phase (SNEDD 2024-2033) à 62.600 milliards de Fcfa, dont environ 1.600 milliards attendus des partenaires techniques et financiers. « Le reste devra être couvert par l’économie nationale, à travers la mobilisation de ressources internes, l’accélération de la croissance, mais aussi grâce aux partenariats public-privé et aux investissements directs étrangers », a-t-il précisé.
De son côté, le ministre chargé des Affaires étrangères a rappelé que cette rencontre répondait à une demande de longue date des partenaires, désireux de mieux s’approprier ces documents afin de les utiliser dans leur interaction avec l’État malien. Abdoulaye Diop a insisté sur la volonté du Mali de « se prendre en main », tout en réaffirmant l’ouverture du pays au dialogue dans le respect mutuel et conformément aux principes qui guident son action.
Le coordinateur résident et humanitaire du système des Nations unies au Mali par intérim a salué l’initiative. «Nous avions eu le privilège d’assister au lancement officiel le 17 avril dernier, mais c’est la première fois que nous avons pu examiner en profondeur tous les détails de cette stratégie et des 11 projets structurants qui l’accompagnent », a indiqué Khassim Diagne.
Selon lui, cette vision constitue désormais « une boussole et un référentiel» pour les PTF dans la planification de leurs interventions au Mali. «Nous sortons de cette rencontre extrêmement satisfaits et éclairés sur la manière d’accompagner le gouvernement. Nous allons nous organiser en interne afin de tirer le meilleur parti des orientations partagées aujourd’hui. Bravo aux autorités maliennes pour cette vision 2063. Nous y croyons et nous pensons que le Mali s’est doté des outils nécessaires pour se projeter à l’horizon 2063», a-t-il affirmé.
Amadou GUEGUERE
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