Le PDG de la CMDT, Dr Kouloumégué Dembélé (g) présidant les travaux
Réunis hier en conseil d’administration, les administrateurs de la société ont coopté un nouvel administrateur, Garantigui Traoré, secrétaire général du ministère de l’Agriculture. Ils ont également adopté le procès-verbal de la 103è session du conseil d’administration, approuvé le rapport de gestion du Président-directeur général de la CMDT et lui ont donné mandat de présenter ledit rapport à l’Assemblée générale ordinaire.
Les administrateurs ont aussi validé des résultats largement supérieurs aux prévisions, avec un chiffre d’affaires de 365,8 milliards de Fcfa, un résultat net de 3,7 milliards de Fcfa et un total bilan de 631,5 milliards de Fcfa.
«Effectivement, nous venons de clore l’arrêté de compte de l’exercice 2024 avec satisfaction. L’objectif initial en termes de bénéfice était d’un milliard et quelques. Nous avons pu réaliser un bénéfice de 3,7 milliards de Fcfa », a déclaré le Président directeur général de la CMDT, Dr Kouloumégué Dembélé, à l’issue de la session.
Il a précisé que cette performance a été obtenue, malgré plusieurs contraintes majeures, notamment l’attaque des jassides, un insecte ravageur qui a durement touché les cultures cotonnières, réduisant les rendements attendus. «Grâce aux efforts conjoints des partenaires de la filière et au soutien des autorités, nous avons pu juguler cette infestation qui était le problème numéro un de la campagne», a-t-il ajouté.
À son arrivée à la tête de la CMDT, Dr Dembélé a dû faire face à plusieurs défis urgents, notamment le retard dans le paiement des cotonculteurs et l’approvisionnement tardif en intrants essentiels comme l’urée, le complexe coton et le complexe céréalier. «Les producteurs ont été très résilients. Malgré le retard de paiement, ils ont continué à semer parce qu’ils croient en la filière», a-t-il salué. Il a également rendu hommage au gouvernement pour les efforts déployés, afin de mobiliser les ressources nécessaires au règlement rapide des cotonculteurs et à la relance de la campagne.
Le Président du conseil d’administration a rappelé que les jassides sont apparus courant la campagne 2022-2023. Ce ravageur, inconnu jusque-là dans la culture cotonnière, a exigé des interventions d’urgence. «Cette année aussi, ils sont apparus en plus grand nombre. Nous avons sollicité le concours des autorités et des partenaires pour y faire face. Grâce à leurs efforts, l’infestation a pu être maîtrisée à hauteur de souhait, même si la lutte doit se poursuivre», a expliqué le Dr Dembélé, tout en soulignant que la vigilance reste de mise pour les campagnes à venir.
En préparation de la nouvelle campagne de commercialisation, la CMDT a déjà entamé plusieurs actions concrètes. «Nos équipes du génie civil sont à pied d’œuvre pour réaménager les pistes rurales, afin de faciliter le transport du coton-graine vers les usines. Les installations industrielles ont été révisées pour permettre un égrenage rapide et efficace», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, la direction générale s’engage à réduire considérablement les retards de paiement observés lors de la dernière campagne. « Une fois le coton acheté, nous veillerons à ce que les paiements soient effectués dans des délais raisonnables, afin de renforcer la confiance entre la CMDT et les producteurs», a précisé le premier responsable de la Compagnie.
Sur les 672.000 hectares initialement prévus, 601.000 hectares ont été effectivement emblavés. «Nos objectifs ont été quelque peu hypothéqués par les jassides et les retards de paiements et d’approvisionnement. Mais avec ces 601 000 hectares productifs, nous restons confiants quant à une production satisfaisante», a indiqué le PDG. Pour lui, ces résultats traduisent non seulement la résilience du secteur, mais aussi l’espoir renouvelé d’une filière cotonnière plus performante et mieux structurée.
Amadou GUEGUERE
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