Dr Moumouni Guindo (d) et Braima Luis Soares Cassama échangeant les documents après la signature du protocole
Le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), Dr Moumouni Guindo, a signé hier, avec le vice-président de la Banque ouest africain de développement (BOAD), Braima Luis Soares Cassama, un protocole de partenariat pour promouvoir une gouvernance croissante et transparente. La cérémonie organisée à cet effet s’est déroulée dans les locaux de l’Office, en présence des représentants des deux structures.
Cette collaboration s’articulera autour d’axes concrets, que sont le partage d’informations pertinentes, la sensibilisation des acteurs, le renforcement des capacités techniques et l’évaluation rigoureuse des risques de corruption.
La démarche ayant conduit à cet engagement remonte à 2020, lorsque la BOAD a exprimé le souhait d’explorer avec l’Oclei les voies d’une collaboration stratégique. «Ce dialogue, nourri par une volonté partagée de promouvoir la bonne gouvernance, trouve aujourd’hui son aboutissement dans un partenariat structurant», s’est réjoui Dr Moumouni Guindo.
Selon lui, cet acte posé ensemble marque une étape décisive dans la volonté commune de promouvoir une gouvernance vertueuse, fondée sur la transparence et l’intégrité, à travers la lutte contre le fléau de la corruption et de l’enrichissement illicite. C’est aussi une promesse d’actions concrètes visant à préserver les maigres ressources du pays.
Le président de l’Oclei soulignera que la BOAD, en tant qu’institution de développement majeure dans la sous-région, incarne les valeurs de solidarité et de progrès économique. Elle joue un rôle crucial dans le financement des projets structurants et dans la transformation économique des États membres. Et l’Oclei s’emploie au quotidien à prévenir, détecter et contribuer à la répression des faits d’enrichissement illicite, phénomène qui a gravement contribué à la déliquescence de notre pays.
Il anime et coordonne, au besoin, les moyens d’investigation dont disposent les administrations et services publics, tant au niveau national qu’international. En unissant les efforts, a estimé Dr Moumouni Guindo, les deux structures renforcent ainsi leur capacité commune à identifier, prévenir et combattre toutes les formes de délinquance financière.
Pour sa part, le vice-président de la BOAD a reconnu le rôle déterminant que joue l’Oclei dans sa mission stratégique de prévention, de lutte contre la corruption. Selon Braima Luis Soares Cassama, la lutte contre ce fléau, qui mine les économies et freine le développement, est un défi collectif.
«Seule l’action conjointe peut porter des résultats durables», a-t-il déclaré, précisant que cette pratique néfaste se manifeste par l’offre, la réception ou la sollicitation d’avantages en vue d’influencer des décisions.
Le vice président de la BOAD a rappelé que son établissement, depuis sa création en 1973, s’engage pour un développement équilibré de ses États membres. Au Mali, il a financé des projets pour un montant de 929,8 milliards Fcfa en faveur du développement économique durable. Braima Luis Soares Cassama a aussi souligné que sa Banque a mis en place des outils comme une politique de prévention et de lutte contre la corruption et la fraude, et une politique de protection des lanceurs d’alerte, avec un système d’alerte sécurisé.
Pour lui, la signature de cette convention illustre la volonté de la BOAD de tisser des liens solides et durables avec les Institutions des pays membres de l’Uemoa engagées dans la lutte contre la fraude et la corruption. L’Oclei devient la septième institution régionale avec laquelle la Banque signe un tel accord. C’est un engagement à long terme pour une collaboration quotidienne et efficace.
NFamoro KEITA
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