Photo de famille des participants à la rencontre
Elle a été présidée par le directeur de l’OCS, le Colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de plusieurs acteurs engagés dans la lutte contre ce fléau. L’objectif recherché est de fédérer les efforts des acteurs, afin de mener un combat plus efficace contre le trafic de drogue et la consommation des stupéfiants. Cette journée a été l’occasion de réfléchir ensemble aux défis croissants liés au phénomène de la drogue et de renforcer la synergie d’actions entre tous les partenaires impliqués dans la prévention, la sensibilisation et la répression. C’est dans cet esprit que l’OCS a pris l’initiative de réunir les associations, les réseaux et les Organisations non gouvernementales (ONG) qui œuvrent au quotidien pour la protection de la jeunesse et du tissu social.
Selon le premier responsable de la structure, malgré les efforts consentis et les résultats enregistrés dans les opérations de démantèlement des réseaux de trafic, l’OCS observe avec préoccupation une progression constante de la consommation, particulièrement chez les jeunes. Les données disponibles indiquent une forte implication de la tranche d’âge de 15 à 45 ans parmi les consommateurs interpellés, tandis que plusieurs études mettent en évidence une prévalence inquiétante de l’usage des substances psychoactives chez les adolescents et les jeunes adultes.
«Les statistiques de l’OCS révèlent que 70% des consommateurs interpellés en 2023 étaient âgés de 15 à 45 ans. En 2025, cette proportion a atteint 75%», a alerté le Colonel-major Fousseyni Keïta. Plus préoccupant encore, a-t-il fait remarquer, de nombreux jeunes voient leurs ambitions brisées par la consommation de stupéfiants, comme en témoignent les cas de candidats déclarés inaptes lors des concours de recrutement dans les forces de défense et de sécurité en raison de la présence de substances illicites détectées lors des examens médicaux.
Pour le directeur de l’OCS, ces chiffres interpellent la conscience collective. «Ils rappellent que la lutte contre la drogue ne peut être menée par les seuls services de sécurité. Elle exige une mobilisation générale impliquant les institutions publiques, les collectivités territoriales, les familles, les leaders communautaires et religieux, les éducateurs, les médias ainsi que les organisations de la société civile», a-t-il déclaré.
Selon lui, ce combat nécessite une approche concertée et inclusive, fondée sur la prévention, l’éducation, l’accompagnement des personnes vulnérables et l’application rigoureuse de la loi. à ce propos, Fousseyni Keïta a relevé qu’à travers cette rencontre, l’OCS entend jeter les bases d’un partenariat renforcé avec les associations, les réseaux et les ONG engagés dans la prévention des conduites addictives.
Pour le patron de l’OCS, l’ambition est d’harmoniser les interventions, de partager les expériences, de valoriser les bonnes pratiques et de mettre en place un cadre permanent de concertation et d’action. «Nous souhaitons bâtir un mécanisme de coopération dynamique permettant de coordonner les activités de sensibilisation et d’information au profit des populations les plus exposées, notamment les jeunes, les enfants en situation de rue et toutes les personnes vulnérables», a laissé entendre le Colonel-major. En outre, il a annoncé que des initiatives importantes sont en cours, afin de préserver le capital humain du pays des effets dévastateurs des addictions.
Pour sa part, le porte-parole des participants, également président du réseau Mali sans drogue a soutenu que les organisations de la société civile peuvent jouer un rôle déterminant dans la politique nationale de lutte contre la drogue, notamment à travers les dispositifs communautaires de prévention et l’accompagnement à la prise en charge des victimes. «Nos organisations ont une ambition encore plus forte, efficace et performante sur le terrain», a affirmé Sidi Mohamed Samaké.
Cependant, il a averti que pour optimiser leur impact, ces structures doivent surmonter un obstacle majeur; à savoir le manque de soutien technique et financier. Le porte-parole a réitéré la disponibilité des organisations à s’investir dans la création d’un cadre de collaboration efficace, permettant de faire converger les efforts, de centraliser les rapports d’activités, de concevoir des mécanismes de renforcement mutuel et de mettre en œuvre un plan d’actions. Il a félicité le personnel de l’OCS pour les résultats atteints.
Souleymane SIDIBE
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