À travers cette rencontre, l’agence pose les fondations de son action future
Réunis au siège de l’agence, les administrateurs ont planché sur les orientations prioritaires de l’ANERB ainsi que sur un budget prévisionnel estimé à 1,161 milliard de Fcfa pour l’exercice 2026. L’objectif est clair : faire des énergies renouvelables et des bioénergies un levier de souveraineté énergétique et de développement durable pour le pays.
Dans son allocution, le directeur général de l’ANERB, Adama Yoro Sidibé, a salué la tenue de cette première session qu’il considère comme le point de départ d’une nouvelle dynamique. Il a exprimé sa reconnaissance au ministre de l’Énergie et de l’Eau pour son accompagnement et félicité les administrateurs pour leur engagement à soutenir la mission de l’agence.
Le responsable a rappelé que le secteur énergétique malien est confronté à de nombreux défis, notamment la volatilité des prix des combustibles fossiles, les difficultés d’approvisionnement et les effets croissants du changement climatique. Pour lui, ces contraintes doivent être transformées en opportunités, grâce à une exploitation accrue du vaste potentiel national en énergies renouvelables.
« Le Mali dispose d’importantes ressources en énergie solaire, hydroélectrique, éolienne ainsi qu’en bioénergies. Il nous appartient de créer les conditions nécessaires pour accélérer leur valorisation à grande échelle », a-t-il souligné.
Au-delà de la promotion des technologies vertes, l’ANERB entend également assurer une veille technologique permanente, favoriser le transfert de compétences et accompagner les initiatives privées dans la fabrication locale et le montage d’équipements liés aux énergies renouvelables.
Présidant l’ouverture des travaux au nom du ministre de l’Énergie et de l’Eau, le président du Conseil d’administration, Kadiatou Dembélé a insisté sur le caractère stratégique de la question énergétique pour l’avenir du Mali.
Selon elle, le pays se trouve à un moment décisif où les défis énergétiques doivent être convertis en opportunités de croissance et de développement durable. « Nul ne peut prétendre à la souveraineté politique sans la souveraineté énergétique », a-t-elle affirmé.
La représentante du ministre a rappelé que les besoins en énergie demeurent considérables pour les ménages, les villages, les établissements scolaires, les structures sanitaires et les entreprises. Elle a plaidé pour un modèle énergétique plus résilient, fondé sur les ressources nationales et capable de garantir un accès durable à une énergie moderne.
Issue de la fusion des acquis de l’Agence des énergies renouvelables du Mali et de l’Agence nationale de développement des biocarburants, l’ANERB entend capitaliser sur les expériences accumulées par ces deux structures pour relever les défis du secteur.
À travers cette première session ordinaire, l’agence pose les fondations de son action future. Le renforcement des capacités techniques, l’amélioration du cadre réglementaire, la mobilisation des investissements et la mise en œuvre de projets structurants figurent parmi les priorités qui devront permettre au Mali de renforcer durablement sa sécurité énergétique et d’accélérer sa transition vers un modèle plus vert et plus autonome.
Oumar SANKARE
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