Le Directeur général de l’Amap et ses collaborateurs ont activement participé à l’événement
Chaque arbre planté aujourd’hui est une promesse faite aux générations futures. C’est dans cet esprit que les cadres et travailleurs du ministère en charge de la Communication et ses services techniques rattachés se sont mobilisés, jeudi, pour une journée de reboisement organisée au siège de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA). Une action qui s’inscrit dans la campagne nationale de reboisement lancée le 25 juillet dernier sous le thème : «La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient», avec pour slogan : «Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous».
Dans un Mali confronté à l’avancée du désert, à la dégradation des terres et aux effets de plus en plus visibles du changement climatique, planter un arbre dépasse désormais le simple geste symbolique. C’est un acte de résistance face à une menace qui pèse sur les ressources naturelles, l’agriculture et les conditions de vie des populations.
Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a salué l’engagement des travailleurs de son département. Pour lui, cette mobilisation traduit une volonté collective de participer à la construction d’un Mali plus durable.
« En plantant des arbres, nous sommes venus participer au développement du pays et à la protection de notre environnement », a-t-il déclaré, invitant les agents du ministère à faire de cette initiative une action durable et non un simple rendez-vous annuel.
Au total, 1.000 plants seront mis en terre dans le cadre de cette première opération. D’autres activités similaires sont annoncées dans les directions régionales du département à travers le pays. Pour le ministre, l’objectif national de 21 millions d’arbres est largement à la portée des Maliens si chacun accepte de prendre sa part de responsabilité.
« Notre objectif, c’est de planter 21 millions d’arbres et ce n’est pas au-dessus de nos moyens », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation générale autour de cette ambition nationale.
UN COMBAT COLLECTIF POUR SAUVER LE COUVERT VÉGÉTAL- La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a rappelé que la réussite de cette campagne repose avant tout sur l’engagement de chaque citoyen. Pour elle, le reboisement doit devenir une culture quotidienne.
«Si tout le monde se met à planter au moins un arbre, on peut aller au-delà de 21 millions», a-t-elle soutenu. Elle a également insisté sur le rôle stratégique des médias dans cette bataille environnementale. Au-delà de l’information, les journalistes ont la responsabilité d’éveiller les consciences sur l’importance de planter, mais surtout de protéger et d’entretenir les arbres jusqu’à leur pleine croissance.
Car le véritable défi commence après la plantation. Un arbre mis en terre et abandonné aux aléas climatiques est un arbre condamné. La survie des plants exige un suivi régulier, une protection contre les agressions et un entretien permanent.
La capitaine Djénéba Traoré, cheffe du service local de la Rive Gauche des Eaux et Forêts, a présenté les caractéristiques de plusieurs espèces choisies pour leur adaptation aux conditions climatiques du Mali.
L’Eucalyptus camaldulensis, plus connu sous le nom vernaculaire « Mentholatum yirini », figure parmi les espèces appréciées pour sa résistance à la sécheresse et son adaptation aux zones chaudes. Utilisé en plantation alignée, il peut également servir de brise-vent pour protéger les cultures et les habitations.
Le fucus geda, plus connu sous l’appelation « Makan ou Djeddah yirini » quant à lui, présente des avantages en matière d’ornement, de clôture végétale et de protection contre les vents violents. Son feuillage dense contribue à limiter l’érosion éolienne dans les zones exposées.
La campagne nationale de reboisement ne sera donc pas jugée uniquement au nombre d’arbres plantés, mais à leur capacité à survivre et à grandir. Derrière chaque plant se cache un combat : celui de préserver la terre, de protéger les générations futures et de redonner au Mali une partie de son manteau vert perdu. Car, planter un arbre aujourd’hui, c’est préparer l’ombre de demain.
Oumar SANKARE
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