Le
fauteuil de directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité
(Amap) est désormais occupé par Alassane Souleymane, un journaliste
professionnel dont les compétences ne font pas débats. Il remplace Bréhima
Touré qui occupait ce poste depuis 2019. La passation de service a été faite,
hier, dans les locaux de l’Amap. Le nouveau directeur et son prédécesseur ont,
d’abord, procédé à la signature des documents se rapportant à la gestion de
l’Amap.
Ensuite, Bréhima Touré a exprimé un sentiment de satisfaction et
d’émotion d’avoir dirigé cette structure pendant presque cinq ans. Il s’est dit
heureux que son successeur soit une personne de la famille et très connue dans
le monde de la presse. C’est un professionnel aguerri qui vient de prendre les
rênes de l’entreprise. Et l’Agence, selon le directeur sortant, est un organe
principal de la communication publique qui doit être dirigée par un
professionnel dont les compétences sont avérées.
S’adressant
à son successeur, Bréhima Touré a évoqué les défis auxquels la presse écrite
est confrontée, notamment la «dictature de la vidéo». Dans ce contexte, la
presse écrite doit se réinventer pour continuer à vivre. «Il faut quelqu’un qui
est prêt physiquement et moralement, mais aussi pétri de compétences et
d’imaginations pour affronter les nombreux défis auxquels est confrontée la
presse écrite dans notre pays», a déclaré l’ancien directeur. Bréhima Touré a
aussi remercié l’ensemble des travailleurs de l’Amap pour la bonne
collaboration qui lui a permis d’être à la hauteur de sa mission. Et d’exprimer
son soutien indéfectible à son successeur.
Le
nouveau directeur, conscient des défis qui l’attendent, se considère comme un
homme en mission des autorités du pays, car l’Amap est une structure
stratégique pour l’État en matière d’information. Aujourd’hui, a relevé
Alassane Souleymane, la presse écrite traditionnelle s’interroge par rapport à
son avenir à l’heure de la vidéo et des nouveaux médias.
L’Essor qui est le
produit principal de l’Amap ne fait pas exception à la règle. Le nouveau DG
promet de travailler avec les hommes et les femmes de l’Amap pour répondre aux
enjeux de la presse écrite et de la publicité et aux aspirations de la
population en matière d’information et de communication. Il s’est dit heureux
de succéder à un journaliste chevronné et amoureux de l’écriture qui a
contribué au rayonnement du Mali à travers ses écrits.
Le
nouveau directeur de l’Amap est diplômé de la 29è promotion du Centre d’études
des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar. Il est détenteur
d’un diplôme supérieur de journalisme, d’une maîtrise en communication et d’une
maîtrise en anglais. Alassane Souleymane a été rédacteur en chef de la Radio
nationale et directeur de la Chaine 2 de
l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). Il a travaillé, pendant de
nombreuses années, à la télévision nationale dans divers desks en tant que
reporter et présentateur.
Si
Alassane Souleymane n’est âgé que de 50 ans, force est d’admettre que sa
carrière professionnelle est déjà très riche. Le nouveau DG de l’Amap a
notamment été conseiller technique à la Primature, chargé de mission au
ministère de l’Administration territoriale, chargé d’études au Centre
d’information gouvernementale du Mali (Cigma), rapporteur au Bureau du Haut
représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord
pour la paix et la réconciliation nationale (BHRPR), membre du Comité de
pilotage du Dialogue inter-Maliens, membre de la Commission de rédaction de
l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Grand
passionné de sport, Alassane Souleymane a également présidé aux destinées de la
Commission médias de la Fédération malienne de football (Femafoot) pendant
plusieurs années. Jusqu’à sa nomination au poste de directeur général de
l’Amap, le 22 août dernier, Alassane Souleymane était conseiller à la
communication du directeur général de la Société malienne de transmission et de
diffusion (SMTD SA).
Depuis 2012, Alassane Souleymane est dans le secteur de communication institutionnelle. Il dispense des cours de journalisme à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) de Bamako et à la Faculté des sciences sociales et des organisations de l’Université de Ségou. Il a aussi été premier président de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires du Cesti (Amacesti).
Anne Marie KEITA
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