Le gouvernement fonde l’espoir sur l’Ati pour la valorisation de ce potentiel aménageable
L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, lors de la cérémonie d’ouverture de la 9è session du conseil d’administration de l’Agence, tenue hier dans ses locaux. C’était en présence du président directeur général de l’Ati, Bréhima Sogoba.
L’économie malienne repose essentiellement sur le secteur primaire
(agriculture, élevage, pêche et exploitation forestière) qui est un maillon
essentiel des politiques et stratégies de développement durable de notre pays.
Il occupe plus de 80% de la population active et contribue pour environ 40% à
la formation du Produit intérieur brut (PIB), a rappelé le ministre de
l’Agriculture. L’agriculture malienne reste cependant soumise à des
fluctuations dues aux aléas climatiques. Elle est peu diversifiée et dépend des
financements extérieurs (environ 70%) en raison de l’insuffisance du
financement intérieur.
Dans un tel contexte, la maîtrise de l’eau constitue un élément essentiel
pour le développement durable. À cet égard, le chef du département de
l’Agriculture a indiqué que l’agriculture irriguée demeure la seule alternative
viable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Notre pays regorge de
potentialités, dont des ressources hydrographiques importantes constituées par
les fleuves Niger et Sénégal avec leurs affluents et défluents, les bassins et
les vallées fossiles au nord du pays et dans le delta du Niger.
«Environ 2,2
millions d’hectares sont aptes à l’irrigation», selon Lassine Dembélé qui a
estimé que malgré les efforts déployés par les gouvernements, le taux
d’aménagement de ce potentiel reste faible, environ 23%.
Pour la valorisation de ce potentiel, le gouvernement fonde l’espoir sur
l’Ati. En 2023, l’Agence a réalisé plusieurs activités. Elle a poursuivi son
opérationnalisation, préparé et mis en œuvre des projets et mobilisé des
ressources humaines, matérielles et financières. En plus, l’Ati a continué à
coordonner le Projet d’appui régional à l’initiation pour l’irrigation au Sahel
(Pariis) et le Projet de développement de la productivité et de la
diversification agricole dans les zones arides et semi-arides du Mali (Pdazam).
À ces activités s’ajoute, l’implication de l’Ati dans la mise en œuvre du
Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) qui
a démarré en 2022. «Aussi, une mission d’évaluation des potentiels aménageables
a été commanditée sur le long de la rivière Bagoé dans les Régions de Sikasso,
Bougouni et Dioïla, en permettant d’identifier un potentiel aménageable de
34.000 hectares», a dit le ministre de l’Agriculture.
En tout, en dépit des contraintes économiques, l’Agence a réalisé environ
51% de ses activités programmées, avec un crédit notifié de 281,367 millions de
Fcfa sur une prévision de 938,185 millions de Fcfa, soit environ 30%. Le budget
de 2024 sera divisé entre les projets dont la coordination est assurée par
l’Ati, en l’occurrence l’Ati (957,635 millions de Fcfa) le Pariis (657 millions
de Fcfa), le Pdazam (12,422 milliards de Fcfa) et le PRSA (7,415 milliards de
Fcfa).
Le président directeur général de l’Ati, Bréhima Sogoba, rappellera que sa structure est confrontée aux difficultés de dotation, à l’insuffisance du personnel et au problème de mission pour accélérer le rythme des aménagements. Les administrateurs, au cours de la session, ont examiné le procès-verbal et l’état de mise en œuvre des recommandations de la 8è session ordinaire, le rapport annuel de performance 2023 et le projet annuel de performance 2024.
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.