Traverser ou se frayer un chemin sur certaine voie est un parcours du combattant (archives)
Kalabancoro
est un quartier situé dans la périphérie de Bamako. Dès les premières lueurs du
matin, les rues du quartier commencent à s’animer. Automobilistes et
motocyclistes prennent d’assaut les rues. Les piétons ne sont pas en reste.
Surtout les enfants qui se rendent à l’école. Au niveau du marché situé de part
et d’autre de la route, les étals débordent de marchandises.
Les
habitants qui se rendent au travail sont obligés d’emprunter l’artère
principale bitumée et conduisant au centre-ville. Dès le petit matin, la voie
goudronnée se transforme en un véritable champ de bataille. Véhicules et motos
se disputent le passage, créant un environnement potentiellement dangereux pour
les piétons et les autres usagers de la route. Certains conducteurs font peu de
cas des piétons. Pas même les écoliers qui tentent de traverser la chaussée pour
se rendre à l’école.
D’où
le ras-le-bol de certains usagers notamment des élèves. «Nous nous rendons à
l’école à pied chaque jour et nous sommes exposés au danger que représentent
ces voitures qui roulent à toute vitesse et qui risquent de nous heurter à tout
moment. Mais nous sommes obligés de nous y habituer, car l’école se trouve tout
près de la route», témoigne Aminata, une jeune fille de 18 ans. Habillée en
tenue scolaire (robe rose et chemise blanche), elle tient fermement la main de
son petit frère. Le trajet Kalabancoro-Torokôrôbougou est un véritable calvaire
le matin. Jeunes, femmes et personnes âgées, tous cherchent à se frayer un
chemin sur cette voie unique.
Ces mouvements engendrent parfois des
altercations entre automobilistes, voire avec les forces de l’ordre. «Nous
quittons nos maisons chaque jour pour réguler la circulation, mais nous sommes
confrontés quotidiennement à l’incivisme chronique des Maliens. Certaines
personnes grillent le feu rouge sans mesurer les conséquences, ignorant les
règles établies en la matière par le Code de la route», déplore Issa. Sifflet à
la bouche, ce policier de la circulation routière est en train de réguler la
circulation.
Les disputes liées à la circulation sont monnaie courante, tout le
monde n’étant pas de bonne humeur surtout les matins. «Hey, dégage de mon
chemin ! Quel genre d’enfant es-tu ?», lance un conducteur de taxi-moto à
l’endroit d’un élève qui tentait de traverser la route. «Tu ne sais même pas
conduire ! Tout le monde veut arriver à destination à temps, mais tous
attendent la dernière minute pour prendre le chemin du travail», rétorque
l’élève.
Malgré
les défis quotidiens et les tensions sur les routes de Bamako, les habitants ne
baissent pas les bras. Chaque jour, ils bravent les obstacles et ces nombreux
défis dans l’espoir de saisir les opportunités qui se présentent à eux. Au-delà
du tumulte de la circulation, c’est la résilience et la détermination qui
caractérisent les habitants de cette ville vibrante. Et les habitants de Bamako
continuent de se lever chaque matin, prêts à sauter tous les obstacles.
Aminata DJIBO
Rédaction Lessor
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.