L’exemple du natif de Kita doit faire des émules dans d’autres domaines
La cérémonie solennelle de remise s’est déroulée, mercredi au Csref de Kita, sous la présidence du gouverneur de la Région, Daouda Maïga. C’était en présence du médecin chef du Csref, Dr Ibrahim Yoroté, et des autorités régionales, des membres du Conseil de la diaspora malienne au Congo.
Le natif de Kita enlève ainsi une épine du
pied de la population de Kita parce qu’il y avait un besoin criard de mise à
niveau de la morgue du Csref de la ville. Le gouverneur de la région
avait fait un appel du pied à de nombreuses personnes de bonne volonté
pour répondre à cette urgence.
Ses appels à l’aide ont fini par avoir raison de
la sensibilité de Nani Sow, une tante du donateur. Celle-ci a requis un coup de
main de son philanthrope de neveu qui n’a pas eu la moindre hésitation pour
mettre la main à la poche et offrir ces réfrigérateurs mortuaires au Csref de
Kati. Un geste humanitaire de grande portée.
Le premier responsable de l’établissement de
santé bénéficiaire a su trouver les mots justes pour décrire la pénibilité et
les défaillances auxquelles le Csref est confrontées dans la conservation des
corps (des cadavres). Dr Ibrahim Yoroté a aussi souligné toute dimension
sociale du geste de Seydou Sow. Dans une structure de santé, la morgue
est un espace capital. Celle du Csref de
Kita ne répondait pas aux normes de conservation des cadavres. «Pendant
plusieurs années, nous avons entamé des démarches pour doter
l’établissement d’une morgue aux normes acceptables en vain. Nous
continuons à y déposer les corps juste le temps de creuser les tombes pour les
enterrer. Aujourd’hui, avec ce renforcement de capacité de la morgue par un
fils du terroir, on pousse un véritable ouf de soulagement».
«Quand le gouverneur m’a appelé pour
m’annoncer qu’il est en contact avec quelqu’un qui veut doter le Csref de
réfrigérateurs mortuaires d’une morgue, je n’en revenais pas», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter que le délai de conservation des corps, qui était autrefois très
court, est désormais un mauvais souvenir. On peut conserver les corps pendant
plusieurs jours.
Le généreux donateur dont la philosophie est
de toujours servir la bonne cause, notamment celle de la communauté, explique
simplement avoir répondu normalement à une sollicitation familiale, mais aussi
communautaire. «Cette donation est la concrétisation d’un rêve nourri par ma tante,
Nani Sow, qui m’a sollicité pour équiper la morgue», a laissé entendre Seydou
Sow. Et de rendre grâce à Allah, le Clément et Miséricordieux, mais aussi à ses
parents pour avoir répondu à la requête communautaire et familiale, avant
d’expliquer ne rien attendre en retour ni pour sa famille encore moins pour
lui. Ces réfrigérateurs mortuaires appartiennent désormais au patrimoine de
l’État.
M. Sow a simplement demandé aux responsables du Csref d’en prendre
soin. Il a aussi lancé un appel aux autres ressortissants de la localité à se
donner la main pour soutenir la région. Pour sa part, la représentante de la
famille Sow a, au-delà de la rhétorique de circonstance, laissé parler son
cœur. Nani Sow a soutenu que ce geste est le plus noble qu’un homme puisse
accomplir pour sa communauté.
Le chef exécutif régional fera chorus. Daouda
Maïga saluera le donateur et sa famille pour cette initiative qui atteste leur
engagement pour la région. Il a aussi expliqué que ce don enlève une épine du
pied de la population. Les politiques gouvernementales, l’approche étatique
sont bien cernées et partout à Kita, on reconnait que l’état ne peut pas tout
faire. C’est une fierté de voir un fils du terroir soutenir les
autorités», a-t-il souligné.
En visitant les réfrigérateurs, le gouverneur
a exhorté chacun à se mettre dans la prédisposition à faire quelque chose pour
Kita dans tous les domaines. Pour lui, le donateur n’a pas vécu inutile, car il
vient de laisser une trace qui restera gravée à jamais dans les registres de la
région. L’opportunité a été mise à profit pour saluer le geste de Seydou Sow,
mais aussi appeler au renforcement de la politique sanitaire à Kita. Rappelons
que les réfrigérateurs mortuaires sont déjà installés et fonctionnent.
Jigiya Mohamed FABRICE
Amap-Kita
Rédaction Lessor
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