L’ouverture des travaux a été présidée par le président de la Commission
scientifique, Dr Mamadou Samaké, en présence du secrétaire exécutif du CNRA, Dr
Fagaye Sissoko, des conseillers scientifiques et d’autres experts du secteur
agricole.
Au cours
de la session qui s’étendra sur trois jours, les scientifiques examineront 54
documents dont 19 rapports de recherche en cours et 35 propositions de
recherche contre 49 documents pour la précédente session. Lors de l’exercice
2022, ils se s’étaient prononcés sur 65 dossiers.
À l’aune
de cette statistique peu reluisante, le président de la Commission a attiré
l’attention des conseillers scientifiques sur la réduction du nombre de projets
afin qu’ils réfléchissent au meilleur mécanisme pour booster les soumissions de
protocoles et par ricochet les rapports.
Dr Mamadou Samaké a souligné que cette réflexion se fera avec toute l’attention
requise, en tenant compte des recommandations issues des précédentes sessions
et en veillant surtout sur la pertinence des programmes de recherche agricole
et sur la qualité scientifique de leurs résultats. Et d’ajouter que la mission
fondamentale du CNRA est d’assister les ministres chargés du secteur du
développement rural (agriculture, élevage et pêche, et environnement) dans
l’élaboration et le contrôle de la mise en œuvre de la Politique nationale en
matière de recherche agricole.
Selon lui,
le CNRA constitue un cadre privilégié de concertation entre les différents
acteurs de la recherche agricole, notamment les institutions de recherche
agricole, les utilisateurs des résultats de la recherche agricole et les
partenaires au développement engagés dans le financement de cette recherche.
Pour
atteindre ces objectifs, le CNRA a mis en place quatre commissions de travail.
Il s’agit des commissions scientifique, financière, nationale des utilisateurs
des résultats de la recherche agricole et les commissions régionales des
utilisateurs des résultats de la recherche agricole. «Dans le document de
Politique de développement agricole (PDA), le Mali a fait le choix de faire de
l’agriculture le moteur de la croissance économique. Ce faisant, le
gouvernement a opté pour un système cohérent de recherche et de conseil
agricole, capable de générer et de diffuser à grande échelle les innovations
technologiques des différentes chaines de valeurs», a-t-il déclaré.
Dans le
cadre de ce grand chantier, dira le président de la Commission scientifique du
CNRA, la recherche est fortement interpellée pour assurer la sécurité
alimentaire d’une population de plus en plus croissante et la gestion durable
des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique. Aussi,
indiquera-t-il, pour améliorer la productivité avec l’ambition de diversifier,
d’intensifier et de moderniser les systèmes de production agricole, mais
également sécuriser et accroître le revenu des petits exploitants agricoles,
qui vivent souvent dans une précarité totale.
Pour le
secrétaire exécutif, la tenue des rencontres statutaires du CNRA revêt une
importance capitale dans le processus de planification des activités de la
recherche agricole. «Ces différentes rencontres doivent être considérées comme
des fonctions régaliennes de l’État et ne doivent pas être liées à un
quelconque projet de recherche pour éviter les décalages entre les sessions du
comité de programme et celles de la commission scientifique», a indiqué Dr
Fagaye Sissoko.
Il a également souligné que les difficultés vécues au cours de la campagne
2023-2024 ont trait aux effets néfastes du changement climatique, à l’insécurité
dans certaines régions du pays et à l’arrêt du financement de certains projets
et programmes. «En dépit de ces difficultés, des rapports et propositions de
projets de recherche ont été produits par les chercheurs», s’est-il réjoui.
Babba COULIBALY
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