La cérémonie d’ouverture, présidée par Hatouma Gakou
Djikiné, 2è vice-président de l’organe législatif, a enregistré la présence du
ministre de l’économie et des Finances Alousséni Sanou. Le débat d’orientation budgétaire est une
prescription de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 modifiée relative à la Loi
de finances. Conformément aux dispositions de cette loi, Mamadou Touré,
président de la commission en charge de l’économie et des finances a rappelé
que sa tenue doit intervenir au plus tard à la fin du 2è trimestre de l’année
précédant la période de couverture par la programmation budgétaire et
économique pluriannuelle soumise à l’analyse.
Et dans le cas présent, il a précisé que la période ciblée court du 1er
janvier 2025 au 31 décembre 2027.
Mamadou Touré a indiqué que l’exercice auquel
l’autorité budgétaire les a conviés est hautement républicain et démocratique.
D’après lui, le département en charge des Finances, en venant débattre avec les
parlementaires de ses perspectives économiques, financières et sociales, des
contraintes liées à l’environnement socio-économique et de ses hypothèses de
cadrage tels que retenus par le gouvernement, fait montre d’une volonté ferme
de renforcer l’approche participative dans le processus de préparation du
budget d’État.
Le ministre de l’Économie et des
Finances abondera dans le même sens en soulignant que le débat d’orientation
budgétaire est désormais ancré dans la tradition malienne et s’inscrit dans un
processus de renforcement de l’approche participative dans la préparation du
budget. Selon Alousséni Sanou, ce débat offre l’occasion au gouvernement
d’informer les parlementaires sur l’évolution des finances publiques et de
partager avec eux, sa vision de la politique budgétaire à moyen terme ainsi que
les contraintes.
Le ministre Sanou a expliqué que
sur la base d’hypothèses économiques précises et justifiées, le document de
programmation budgétaire et économique pluriannuelle évalue le niveau global
des recettes attendues de l’état par grandes catégories d’impôts et taxes et
les dépenses budgétaires par catégories de dépenses. Selon lui, il indique
également l’évolution de la dette du secteur public et fixe les objectifs
d’équilibre budgétaire et financier sur le moyen terme. Alousséni Sanou a fait
savoir que cette session du débat d’orientation budgétaire est la 6è depuis
l’avènement du budget-programmes qui apporte des changements qualitatifs
majeurs dans les processus budgétaires notamment, la procédure de vote du
budget par le parlement qui se fait désormais pour l’ensemble des crédits
budgétaires plutôt que sur les seules mesures nouvelles qui limitaient
considérablement la marge de manœuvre de l’organe législatif. Enfin, il dira
que ce débat est l’occasion d’éclairer les membres du CNT sur les choix
budgétaires du gouvernement.
La 2è vice-présidente du CNT a,
quant à elle, souligné que cet exercice intervient dans un contexte
socio-politique et économique caractérisé par notre engagement ferme dans un
processus de recouvrement de la souveraineté globale de notre pays tant sur le
plan politique, économique, social et culturel. Hatouma Gakou Djikiné soutient
que malgré la crise énergétique profonde que connait le pays, notre économie
reste debout grâce à la résilience des Maliens et au professionnalisme du
ministre de l’économie et des Finances.
Selon elle, ce débat d’orientation budgétaire que le ministère de
l’économie et des Finances organise chaque année à l’intention des membres du
CNT est un des beaux fleurons de la réforme budgétaire.
Pour elle, il contribue
à la réflexion sur les perspectives de protection de l’argent public et la
diversification des facteurs de croissance pour plus de bonheur. Hatouma Gakou
Djikiné a indiqué que ce débat permet aussi de rénover les droits des membres
de l’organe législatif afin de mieux contrôler et apprécier les résultats des
politiques publiques. Pour elle, il
s’agira de s’interroger sur la pertinence et la cohérence des principales
orientations envisagées par le gouvernement en matière budgétaire, fiscale ou
sociale pour les trois années à venir.
Dieudonné DIAMA
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