La cérémonie symbolique de remise,
présidée par le chef de cabinet du ministère des Mines, Yacouba Kébé, a eu lieu
dans les locaux de l’Association des femmes minières du Mali (Afemine) à Lassa
en Commune IV du District de Bamako. C’était en présence du coordinateur du
projet PGSM, Hamara Touré, de la représentante des bénéficiaires, Mme Diarra
Aminata Maïga, et de la directrice de l’Unité de taillage de Lassa et chargée
au mine de l’association Afemine, Zeinab Camara.
Pour Mme Diarra Aminata Maïga, le
secteur minier a un fort potentiel en pierres précieuses que l’on trouvent dans
plusieurs régions du pays. Ce potentiel est très élevé et, plus souvent, ces
pierres sont destinées à l’exportation, ce qui fait un manque à gagner pour
l’économie malienne. Selon elle, l’Afemine
a fait une étude de faisabilité par rapport à la promotion et la
valorisation de ces pierres. «Grâce à la Banque mondiale, nous avons eu des
équipements ultramodernes pour l’extraction. Ces produits d’extraction seront
transformés dans notre unité de taillage», a-t-elle fait savoir.
La représentante des
bénéficiaires a sollicité l’accompagnement de l’État pour les appuyer avec une
bonne politique de promotion et de commercialisation des pierres précieuses,
afin que toutes les femmes maliennes portent des bijoux made in Mali. Aussi,
a-t-elle soutenu que ce métier contribuera à l’autonomisation des femmes.
«Déjà, 50 femmes sont formées au taillage. Mais ce chiffre est peu par rapport
à nos souhaits», a regretté Mme Diarra Aminata Maïga, avant d’inviter les
autres femmes à venir se former au centre en taillage des pierres et installer
leurs petites unités.
C’est une satisfaction pour le
ministère des Mines de voir les femmes se faire accompagner pour renforcer
leurs capacités dans un secteur qui était négligé dans notre pays. «Leur
expertise vient d’être renforcée à travers l’acquisition de ces matériels»,
s’est félicité Yacouba Kébé qui a exprimé un sentiment de reconnaissance à
l’endroit du PGSM. Pour lui, les femmes exerçaient ce travail avec des moyens
rudimentaires sur le terrain. Grâce à l’accompagnement du PGSM et de la Banque
mondiale, elles pourront accroître leurs productions et permettre au marché des
pierres précieuses de recevoir beaucoup plus de créations de ces dames.
Le chef de cabinet du ministère
des Mines dira que son département consent beaucoup d’efforts dans ce secteur,
dans le cadre de la politique de diversification. Les pierres précieuses ont un
rôle important dans l’économie nationale et dans le développement social. Yacouba Kébé a affirmé que son département
restera engagé auprès des femmes dans la création des marchés intérieurs avant
qu’elles ne puissent s’étendre vers l’international.
L’unité de taillage de Lassa regroupe trois associations que sont l’Afemine, la Fédération des femmes minières du Mali (Femima) et l’Ardi. Les femmes de ces associations, dont certaines ont reçu des attestations, comptent extraire davantage les joyaux que le sous-sol malien contient en espérant faire briller les pierres de notre pays. Zeinab Camara, chargée au mine de l’association Afemine, a témoigné qu’elles ont bénéficié de plusieurs formations grâce au PGSM.
Fatoumata KAMISSOKO
Rédaction Lessor
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