Le phénomène passe pour un moyen de renforcement de la cohésion au sein du groupe
La
grillade de viande est l’une des activités phares des jeunes à l’occasion de
l’Aid el-Kebir. Des amis se retrouvent, après le jour de la fête, pour
communier autour d’un festin. L’activité a ses exigences. Dans la plupart des
cas, chaque membre du groupe apporte une partie de l’animal immolé. Cette
année, Mahamadou Seydou Dembélé, un
lycéen, accueille ses amis à Missala Sapeur dans la Commune rurale de Kalaban
Coro. Depuis 21 heures, les jeunes hommes commencent à rejoindre le domicile de
leur hôte.
Certains
viennent à pieds et d’autres à motos, avec des sachets noirs contenant de la
viande. Sur le site d’accueil, une radio est installée ainsi que des fourneaux,
des chaises et des ustensiles de cuisine. Quand tous les membres du groupe se
sont retrouvés, les tâches ont été réparties. Certains s’occupent de dépecer la
viande en morceaux ; d’autres font la marinade des brochettes et la
grillade.
Depuis
7 ans, Mahamadou Seydou Dembélé et ses amis organisent ce barbecue.
« Chaque membre du groupe, après l’immolation de leurs bêtes, garde
soigneusement un peu de viande pour le jour de la grillade. En plus, chacun
cotise 1.000 Fcfa. Cette somme est dépensée dans les ingrédients de la cuisson
et la boisson », explique l’adolescent. Il ajoute que l’hôte est choisi en
fonction de l’avis de la majorité du groupe, sa disponibilité et l’approbation
de ses parents. Mahamadou Seydou Dembélé précise qu’il organise ce festin
également à l’occasion de l’Aïd el Fitr.
Selon lui, ce rassemblement avec les
amis est un réel plaisir, car ils passent un agréable moment ensemble. «Nous
sommes dans des lycées différents. Il nous est difficile de nous réunir surtout
que nous avons des emplois du temps variés. Les fêtes sont des occasions pour
nous distraire et surtout de renforcer nos liens d’amitié», argumente-t-il.
Le
village de Gouana fait partie également de la Commune rurale de Kalaban Coro.
Moussa Traoré et 19 autres personnes pratiquent ce type de barbecue. «Cela fait
deux ans que nous faisons la grillade pendant les fêtes.
C’est
un moyen de montrer la cohésion et la solidarité au sein du groupe», fait
savoir Moussa Traoré. Pour lui, c’est aussi un moyen de s’amuser sans dépenser
beaucoup d’argent. «Au lieu d’aller dépenser inutilement en ce jour de fête
dans les restaurants alors que chacun a déjà beaucoup de choses à manger à la
maison, nous avons convenu d’organiser des grillades pour nous faire plaisir à
moindre coût», dit Moussa Traoré.
Cette
année, le délestage a empêché Daouda Sanghanta et ses amis d’enfance de
respecter leur longue tradition de grillade dans un domicile à Magnambougou
projet en Commune VI du District de Bamako. «On a peur que nos gigots de
moutons se corrompent à cause du manque d’électricité. Ils peuvent pas être
conservés pendant une semaine comme on
le faisait d’habitude», regrette le diplômé en marketing. Il indique que
certains membres du groupe avaient proposé qu’ils achètent un bélier pour
respecter la tradition.
À cause des difficultés économiques, l’idée n’a pas
prospéré. Daouda Sanghanta rappelle que leur initiative d’organiser ce barbecue
a vu le jour quand ils étaient au lycée, il y a une vingtaine d’années. Au
début, se souvient-il, c’était une occasion de savourer la viande et se
taquiner. Maintenant, la cérémonie est un véritable moment de retrouvailles
puisque les uns et les autres peuvent faire plusieurs mois sans se rencontrer à
cause de leurs occupations respectives.
Mahawa DEMBÉLÉ
Rédaction Lessor
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