#Mali : Financement de l’économie malienne : Le FMI annonce un prêt d’environ 72 milliards de Fcfa

Les autorités maliennes et le FMI sont parvenus à un accord conclu à cet effet, sous réserve d’approbation par l’équipe dirigeante et le Conseil d’administration du FMI. Cela dans le cadre de la facilité de crédit rapide

Publié jeudi 02 mai 2024 à 05:25
#Mali : Financement de l’économie malienne : Le FMI annonce un prêt d’environ 72 milliards de Fcfa

Le ministre chargé des Finances, Alousséni Sanou (g), à la réunion de prinptemps des Institutions de Bretton Woods

 

L’équipe du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités maliennes sont parvenues à un accord relatif à un financement d’urgence au titre du guichet «chocs exogènes» de la facilité de crédit rapide (FCR) du FMI. «Je suis ravie d’annoncer que l’équipe du FMI et les autorités maliennes sont parvenues à un accord portant sur un prêt au titre du guichet «chocs exogènes» de la facilité de crédit rapide du FMI.

Sous réserve d’approbation par l’équipe dirigeante du FMI et le Conseil d’administration du FMI, le Mali recevra environ 120 millions de dollars (ndl environ 72 milliards de Fcfa) (0,6% du PIB)», a déclaré Mme Wenjie Chen, à travers un communiqué rendu public le mardi 30 avril. Elle a conduit une équipe du FMI qui s’est rendue à Bamako du 21 au 26 avril, a aussi achevée sa mission au titre de l’article IV pour 2024.

Les discussions, précise le document, ont porté sur les mesures visant à combler le déficit immédiat et urgent de la balance des paiements du Mali résultant de chocs exogènes. Elles avaient également trait au plan de réponse d’urgence du gouvernement. À cet égard, l’aide financière potentielle du FMI soutiendrait la fourniture de nourriture et des transferts monétaires ciblés aux personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans les régions du centre et du nord. «Le décaissement couvrirait également des dépenses pour l’éducation, les abris, les articles non alimentaires et l’accès à l’eau potable, à la santé et aux installations sanitaires», a relevé la cheffe de mission. 

Cette mission faisait suite aux entretiens avec les autorités maliennes, qui ont eu lieu à Washington à l’occasion des Réunions de printemps, du 15 au 17 avril 2024. Les entretiens ont essentiellement porté sur les perspectives économiques, la politique macroéconomique, et les mesures possibles pour faire face aux besoins urgents de financement de la balance des paiements, notamment l’octroi d’un financement du FMI au titre du guichet «chocs exogènes» de la facilité de crédit rapide (FCR).

L’économie du Mali a progressé de 4,4% en 2023. L’inflation globale a chuté à 2,1% en 2023 contre 9,7% en 2022. Le déficit budgétaire est ressorti  à 3,9% du PIB de 2023. La croissance du PIB réel devrait ralentir à 3.8 % en 2024, avant de revenir à 4,4 % en 2025. Les principaux risques à la baisse comprennent la poursuite des pannes d’électricité, la volatilité des prix internationaux des produits de base, le resserrement des conditions financières mondiales, les vulnérabilités climatiques, etc., préviennent les agents du Fonds.

Pour y faire face, le Fonds propose d’assurer un approvisionnement en électricité stable et rentable. Il juge également important la convergence vers le plafond de déficit budgétaire de 3% de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour protéger la viabilité des finances publiques, les experts du Fmi trouvent essentiel d’améliorer la mobilisation des recettes. L’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction des exonérations fiscales coûteuses et le renforcement de l’administration fiscale et douanière pourraient tous contribuer à l’augmentation des recettes.

Il est également important, selon eux, de réduire l’augmentation de la masse salariale du secteur public et de remédier aux faiblesses budgétaires des entreprises publiques. L’équipe a rencontré le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali, Barema Bocoum, des directeurs et des membres du personnel des principaux ministères et organismes publics, des partenaires au développement et des représentants du secteur privé.

Cheick Moctar TRAORE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Taille du bilan, volume des dépôts et des crédits : La BMS classée meilleure banque du Mali en 2024

Avec un total bilan estimé à 1.712,062 milliards de Fcfa, la BMS a enregistré des dépôts évalués à 791,429 milliards de Fcfa et un montant total de crédit ayant atteint 943,599 milliards de Fcfa.

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié mardi 05 août 2025 à 09:35

4è Conférence internationale sur le financement du développement : Participation remarquable de la délégation malienne

Procédant à la clôture des travaux à Séville, le Chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, s’est réjoui de l’adoption de «L’Engagement de Séville».

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié vendredi 04 juillet 2025 à 07:51

Coopération Mali-Espagne : Bientôt la tenue de la commission mixte

L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à l’issue de son audience avec son homologue espagnol, José Manuel Albares Buen, hier à Séville en Espagne.

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié jeudi 03 juillet 2025 à 08:36

Le premier ministre reçoit la directrice Sahel et Afrique de l’Ocde

En matière de gouvernance publique, la disponibilité de données, d’analyses et de bonnes pratiques est essentielle pour prendre des décisions à même d’impacter positivement le quotidien des populations..

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié jeudi 03 juillet 2025 à 08:35

4è Conférence internationale sur le financement du développement : Comment faire de la dette souveraine un facteur de développement ?

La problématique a été débattue hier par décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… Ils conviennent tous de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de dette en cas de crise.

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié jeudi 03 juillet 2025 à 08:33

4è Conférence internationale sur le financement du développement : L’AES invite les bailleurs à intégrer la dimension sécurité

Sans la sécurité et la stabilité, aucun objectif de développement ne pourrait être atteint. C’est pourquoi, les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) consacrent le 1/4 de leur budget à cette question. C’est le message que leurs ministres des Affaires étrangères ont fait passer hier en marge des travaux de la deuxième journée de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement à Séville (Espagne).

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié mercredi 02 juillet 2025 à 08:09

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga : «Notre engagement est de faire de la Confédération AES une puissance régionale panafricaniste»

L’un des temps forts de cette première journée a été le débat général qui a vu des dizaines de Chefs d’État et de gouvernement se succéder au pupitre pour exposer leur vision du développement et de son financement. L’honneur est revenu au Premier ministre Abdoulaye Maïga de porter la voix de la Confédération des États du Sahel (AES) au nom des présidents de nos trois pays..

Par Cheick Moctar TRAORE


Publié mardi 01 juillet 2025 à 07:59

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner