#Mali : Livre : Reconnaissance de l’exemplarité du général Moussa Traoré

Dr Choguel Kokalla Maïga et Issiaka Ahmadou Singaré sont les auteurs du livre intitulé : «Hommage au général d’armée Moussa Traoré» lancé, samedi dernier à la Maison de la presse, par la maison d’édition Edis. Ont participé à ce lancement des anciens ministres, des collaborateurs ainsi que des parents de l’ancien président de la République.

Publié mercredi 27 décembre 2023 à 06:51
#Mali : Livre : Reconnaissance de l’exemplarité du général Moussa Traoré

La cérémonie était présidée par le Pr Issiaka Ahmadou Singaré. Le co-auteur a dit que le livre de 329 pages est le fruit d’un long murissement. Indiquant que l’ouvrage a été rédigé avec une triple intention. Il s’agit de contribuer à l’indispensable débat d’idées à l’intention des jeunes générations afin qu’elles puissent se trouver des repères, a expliqué Issiaka Ahmadou Singaré, affirmant que  ce sont des débats d’idées sur l’histoire contemporaine de la République du Mali.

«La deuxième intention ce qu’il faut témoigner afin que les mensonges  d’aujourd’hui ne deviennent pas des vérités de demain», a justifié l’écrivain, ajoutant la sagesse bamanan qui enseigne que le mensonge qui s’exprime finit par l’emporter sur la vérité qui se tait. Pour lui, la dernière intention est d’apporter de l’éclairage sur la vie et l’œuvre d’un homme. Il a soutenu que les détracteurs du général d’armée l’ont vilipendé. «Trois décennies durant à reléguer aux oubliettes de l’histoire et à effacer son nom des annales de la République comme s’il n’avait jamais existé», a déploré Pr Issiaka Ahmadou Singaré.

De son point de vue, notre pays n’a fait des bonds significatifs dans le domaine du développement  économique, social et culturel que durant les 23 ans qu’il a  passés au pouvoir. L’écrivain s’interroge sur ce qui est réellement l’ancien président de la République du Mali Moussa Traoré, comment il est arrivé au pouvoir et la façon dont il l’a exercé ainsi que la fin de son passage à la tête de l’État. Avant de dire le type d’héritage que le général a légué aux Maliens. 

 

TALENTS DE L’HOMME- En réponse à ces différentes questions, le co-auteur a fait savoir que l’officier général a été major de Soudan-français au concours d’entrée à l’École des enfants de troupe. Il a été major à l’examen de fin d’études dans cette même École, a loué Issiaka Ahmadou Singaré. Mieux, a-t-il fait remarquer, les talents de l’homme ont été reconnus en France. Dès ce moment, son leadership a commencé à s’affirmer, a relevé Pr Singaré.

Le 22 septembre 1960, a argumenté l’orateur, les 8 élèves officiers  stagiaires maliens qui étaient à Fréjus après l’éclatement de la Fédération ont désigné Moussa Traoré pour rédiger la motion de soutien et de félicitations à l’attention des congressistes de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA). «Une fois au pays, des missions périlleuses lui ont été confiées en Afrique australe et centrale au prix de sa vie», a noté avec fierté le conférencier, précisant qu’il a été maintes fois instructeur à cause de son physique et de son endurance.

Selon le conférencier, c’est Moussa Traoré qui a entrainé les nationalistes d’Afrique du Sud et de Namibie au  maniement des armes. En  fin de mission à l’extérieur, il a rejoint Kati. C’est là que le destin s’est accompli et il en est descendu un mardi 19 novembre pour s’emparer du pouvoir, a souligné l’enseignant du supérieur. D’après lui,  cinq raisons expliquent «ce coup d’État» à savoir les dissensions au sein du parti RDA, le culte de la personnalité, les difficultés économiques, les restrictions imposées aux libertés individuelles et les frustrations au sein de l’armée. à son avis, Moussa Traoré a géré le pouvoir avec des solutions aux différentes crises en s’adonnant aux tâches de développement.

C’est  ce que  Issiaka Ahmadou Singaré  a appelé «la rupture dans la continuité». En revanche, a poursuivi l’homme de lettres, ceux qui sont venus après lui ont cru que l’on peut édifier sur la table rase. Tout de même, il a avoué que la seule liberté qui n’était pas reconnue aux Maliens, était celle de créer son propre parti politique. «Sinon toutes les autres libertés ont été rétablies progressivement», a défendu Professeur.

Par ailleurs, la publication de ce livre répond à un devoir de mémoire. «Je ne chercherai pas à convaincre le Mouvement démocratique parce qu’il ne peut être convaincu par mes propos», a regretté l’écrivain, assurant que le général est un homme et un chef d’État exceptionnels. «Un patriote», a conclu le docteur en lettres. Des témoignages d’anciens ministres et de collaborateurs ont permis de connaître davantage Moussa Traoré.

Namory KOUYATE

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