C’était sous la présidence du parton de l’APDP, Pr Mamoudou Samassekou, en
présence du président de la Haute autorité de la communication (Hac), Gaoussou
Coulibaly, et de son collègue de la Maison de la presse, Bandiougou Danté.
Le
président de l’APDP a rappelé que l’avènement du numérique a plongé le monde
dans une spirale de collecte frénétique et illégale d’informations nominatives,
utilisées à des fins aussi obscures que stratégiques. Aucune branche d’activité
n’y échappe malheureusement, tant sont alléchants les profits et énormes les
enjeux.
Selon Pr Mamoudou Samassekou, plusieurs
millions d’individus à travers le monde pâtissent de ces violations sans cesse
croissantes, sous l’œil complice des multinationales et des entreprises de
crimes. «Aujourd’hui, la protection des données personnelles est un enjeu
crucial dans notre société connectée.
Les médias jouent un rôle fondamental en matière d’information et de liberté
d’expression, mais également de responsabilité dans le respect des droits
individuels et de la vie privée des concitoyens», a-t-il déclaré. Et d’ajouter
qu’à l’ère des nouvelles technologies où chaque information peut être diffusée
en un instant à des millions de personnes, la frontière entre le droit à
l’information et le respect de la vie privée est parfois tenue.
Dans ce
contexte, le premier responsable de l’APDP a souligné que les dérives peuvent
rapidement surgir, mettant en péril les libertés individuelles, la dignité des
individus et le fondement même de la confiance dans les médias. «Les réseaux
sociaux, les sites d’actualité et les plateformes numériques offrent un accès
immédiat et quasi illimité à l’information. Cependant, cette même accessibilité
comporte des risques. Car une simple information, mal vérifiée ou sortie de son
contexte, peut être amplifiée au point de nuire profondément à la réputation
d’une personne ou à la confidentialité de sa vie privée», a déploré le
président de l’APDP.
À ce propos, Pr Mamoudou Samassekou ajoutera que les médias, en tant qu’acteurs influents, ont une responsabilité importante.
En
exposant publiquement des éléments de la vie privée, même involontairement, ils
peuvent mettre en péril non seulement la sécurité des individus, mais également
leur liberté de s’exprimer ou de se mouvoir sans crainte d’être surveillés ou
jugés.
Aussi, ils doivent s’engager à respecter
les principes de transparence, de proportionnalité, et de nécessiter. C’est
pourquoi, le président de l’APDP dira que son service est conscient que les
organes de presse et les journalistes doivent bénéficier de formations adaptées
et des outils de vérification et de protection des données doivent être
intégrés dans leurs pratiques professionnelles.
Enfin, il a assuré que sa structure sera toujours aux côtés des citoyens pour
ensemble bâtir une société numérique qui respecte les libertés individuelles et
la dignité humaine.
Pour sa
part, le président de la Hac a expliqué que la presse doit être manipulée avec
délicatesse, surtout concernant le domaine de la vie privée. «Les données
personnelles ont des règles de gestion. À un certain niveau, il faut que ça
soit une ordonnance de justice pour pouvoir accéder à certains documents pour
les mettre à la disposition du public», a révélé Gaoussou Coulibaly.
Avant de préciser que sa structure a l’obligation dans son texte de suivre au
niveau des médias, la protection de la femme, de l’enfant, des personnes âgées
et en situation de handicap physique. «Cette journée de sensibilisation sur la
vie privé nous intéresse, parce qu’au-delà d’amener les journalistes à
connaître leur limite en matière de livraison de l’information, elle permet
également de prendre conscience des risques qui peuvent découler de leurs
productions», a conclu le premier responsable de la sentinelle de la
communication.
Rappelons que le thème a été présenté par le secrétaire général de l’APDP, Arouna Keïta.
N'Famoro KEITA
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