Les autorités de la
Transition accordent une grande importance au développement du secteur
agricole. C’est pour cette raison qu’elles ont décidé d’initier le nouveau
Recensement général agricole (RGA) en vue de mettre à jour la base de sondage
du système d’information agricole, vieille de 20 ans. Dans le cadre de ce
recensement, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a lancé, hier
au Mémorial Modibo Keïta, les travaux de la session de formation des
superviseurs nationaux et régionaux qui se tiendront durant deux semaines.
C’était en présence du directeur général de l’Institut national de la
statistique (Instat), Arouna Sougané, du directeur général de la Cellule de
planification et de statistiques du secteur du développement rural (CPS/SDR) et
coordonnateur du RGA, Balla Keïta, du représentant résident de l’Organisation
des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Mali, Dr
Mohamadou Mansour N’Diaye.
Le RGA a pour objectif
d’obtenir les données fondamentales de référence du secteur rural, des agrégats
macroéconomiques qui serviront de repères aux estimations futures suivant les
normes internationales des statistiques agricoles. Environ 200 participants, en
raison de 7 représentants par région, apprendront les méthodologies développées
et les techniques nécessaires pour assurer une bonne collecte des données
couvrant les sous-systèmes du secteur agricole. Les participants plancheront
sur le document de méthodologie, les outils techniques de collecte et la
stratégie de communication.
Le directeur général de la
CPS/SDR a souligné que notre pays a véritablement besoin de RGA pour actualiser
les données macros sectorielles à ce jour pour permettre aux acteurs d’avoir de
nouveaux repères. «C’est pourquoi, nous réalisons ce recensement pour prendre
toutes les réformes qui doivent être engagées suivant le cadre stratégique de
la refondation de l’État. C’est un pas important dans la nouvelle dynamique que
le pays est en train d’enclencher pour le bonheur de la population agricole», a
expliqué Balla Keïta.
Ce recensement dans la particularité donnera beaucoup
plus d’informations ciblées. Selon le coordonnateur du RGA, ce recensement
individualisé prendra en compte tous les producteurs dans tous les villages du
Mali. «C’est ce grand défi que le Mali s’est lancé pour ne plus avoir de
problème d’orientation sur les interventions et c’est cela la grande différence
par rapport aux éditions passées», a conclu le directeur général de la CPS/SDR.
Le ministre de l’Élevage et
de la Pêche a expliqué que depuis 2014, le département en charge de l’Agriculture
est à la recherche du financement pour la réalisation du RGA. «Aujourd’hui,
compte tenu de l’inscription sur le Projet d’harmonisation des statistiques en
Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC) ainsi que la disponibilité des
documents de méthodologie et l’application informatique de collecte de données,
l’opération peut enfin démarrer», a déclaré Youba Ba.
Pour le suivi des
activités, des organes ont été créés par décret n°2019-204 du 08 mars 2019
portant cadre institutionnel de mise en œuvre du RGA. Selon le ministre de
l’Élevage et de la Pêche, le renforcement des capacités est une étape
importante dans la réalisation des opérations de collecte surtout quand il
s’agit d’un recensement. Le premier niveau de ce renforcement est la formation
des superviseurs qui vise à renforcer les capacités techniques d’intervention
des superviseurs nationaux et régionaux en vue de permettre une meilleure
animation des sessions de formations des agents, une bonne coordination et
organisation des activités de terrain et une bonne mise en œuvre du suivi de la
collecte.
Le ministre a attiré l’attention des participants sur l’importance qu’accordent les autorités au développement agricole qui doit se traduire aujourd’hui par la mise à disposition d’une situation de référence la plus exacte possible. Les attentes sont grandes par rapport aux enjeux et défis à relever pour l’opérationnalisation du recensement.
Makan SISSOKO
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