Le marché envahi par des ordures de tout genre
C’est un monticule d’ordures qui se dresse, désormais, sur
la voie goudronnée qui rallie le marché «dabanani» au Railda. Sur ce tronçon,
le désordre le dispute à l’indiscipline. Automobilistes, motocyclistes et piétons tentent de se frayer rapidement un passage
entre les ordures pour ne pas inhaler une odeur nauséabonde.
C’est un spectacle qui interpelle la conscience humaine
avant tout. Mais aussi les autorités compétentes qui ont l’obligation de débarrasser
la voie de ces ordures et de prendre les dispositions qui s’imposent pour qu’on
ne foute pas le bazar.
Les familles riveraines n’apprécient guère de vivre dans une
odeur pestilentielle qui peut provoquer des pathologies respiratoires. En tout
cas, elles s’en plaignent et sont indignées de voir des ordures envahir la route
dans une grande agglomération comme Bamako, la Coquette. D’autres pointent un
doigt accusateur sur les municipalités,
notamment leur incapacité à faire face à l’insalubrité. L‘odeur fétide gène réellement
tous.
Sékou Tangara, vendeur de poissons fumés, tient son commerce
à quelques encablures de l’échangeur qui surplombe les lieux. Protégé par une
bavette, ce poissonnier n’apprécie pas non plus de passer des heures à côté de
tas d’immondices. Il ne prend pas des gants pour exprimer son désarroi de voir
ce casse-tête, depuis environ 3 semaines.
Selon lui, tous ces déchets ne
proviennent pas seulement du Grand marché. Il estime que des familles en
ajoutent leurs ordures ménagères. Et de déclarer que de temps en temps, une
voiture vient ramasser les ordures. Mais cet effort n’est pas suffisant puisque
les ordures s’entassent après. On n’arrive pas à assainir les lieux. Le
poissonnier explique aussi à qui veut l’entendre que du fait de l’insalubrité,
la clientèle se fait rare.
Pour éviter que les gens ne continuent à déverser les déchets
ménagers sur la voie, des volontaires comme Seydou Traoré, vendeur de
chaussures et ses amis patrouillent tôt le matin pour dissuader ceux qui
veulent enfreindre aux règles d’hygiène et de convenance.
Cette «brigade»
constate qu’en dépit de ses efforts de dissuasion, certaines personnes jettent
leurs ordures sur la voie tard dans la nuit. Seydou Traoré explique que les démarches
entreprises auprès de Ozone Mali pour évacuer ce «dépôt de transit» n’ont pas
abouti. Au volant de son «dourouni», Moussa Kouyaté rale contre d’autres
usagers coincés dans un embouteillage monstre.
La mine déconfite, ce chauffeur de transport en commun pense qu’au-delà de la pestilence, la situation est à l’origine des bouchons sur le tronçon. Sur ces entrefaites, Boubacar Togo, comptable dans un commerce verse son avis dans la conversation. Selon lui, des mesures drastiques doivent être prises contre les personnes qui sont en train de transformer les lieux en dépôt d’ordures.
DEUX VÉHICULES SUR CENT- Rokia Doumbia, une cliente vêtue
d’une robe wax et coiffée d’un foulard blanc, achète du gombo. L’enseignante à
la retraite s’insurge aussi contre cette insalubrité. «On a l’impression de
voir un éternel recommencement»
Quelques heures plus tard, notre équipe de reportage
retourne sur les lieux et aperçoit un conducteur de tricycle (katakatani),
Zoumana Guindo, dans une ruelle vers les environs. L’éboueur explique que ses ordures provisionnent des
boutiques et maisons du marché Dabanani qui attendent une heure propice pour
les déverser sur le monticule qui existe déjà.
Le secrétaire général du comité syndical d’Ozone Mali,
Abdramane Sanogo, développe l’argumentaire de l’insuffisance de logistiques
pour expliquer le retard dans l’évacuation des décharges d’ordures. Il précise
que sur la centaine de camions dont
dispose de sa société, il n’y a que deux qui sont opérationnels.
Les autres ne
circuleraient pas par manque de carburant. S’y ajoute une accumulation des arriérés
de salaire des agents depuis 5 mois maintenant. Selon le syndicaliste, la
mairie du District de Bamako n’arrive pas s’acquitter des factures impayées qui
s’élèvent à 14 milliards de Fcfa dans le cadre du contrat avec Ozone Mali. Sans
argent, affirme-t-il, Ozone Mali ne pourra pas assainir Bamako et environs. Il
appelle les autorités à préserver les emplois des 1.882 travailleurs de la société.
Baya TRAORÉ
Rédaction Lessor
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