Ils en appellent aux bonnes volontés pour l’acquisition d’une nouvelle embarcation qui pourrait minimiser les dangers de la traversée du Bafing. Les élèves de Niakaléna,
petit village situé à 1 km de Bafoulabé, son chef-lieu de Commune, dans la
Région de Kayes (Ouest), ont besoin d’aide pour acquérir une nouvelle pirogue
afin d’assurer la navette entre leur bourgade et la ville de Bafoulabé où ils
étudient. Faute d’obtenir une nouvelle embarcation, ils ont pu faire réparer
leur vieille pirogue à l’arrêt pendant 15 jours. Le rafiot rafistolé a repris
le trafic, le lundi 20 octobre dernier.
Dans cette petite localité
vivent des peulhs, des sénoufos et des bambaras pour une population de 70
habitants. À cause de sa situation géographique et de la taille de sa
population, Niakaléna ne remplit pas les conditions pour la création d’une
école. Une situation qui pénalise les enfants en âge d’être scolarisés.
Les
parents sont obligés d’envoyer leurs enfants dans les différentes écoles de la
ville de Bafoulabé. Les mômes doivent emprunter la seule pirogue dont dispose
le village, depuis 2010, pour se rendre à l’école, confie Sakalé Dembélé, une
écolière en classe de 3ème année de l’École de Bafoulabé III.
L’état de la
pirogue n’est pas rassurant, même si elle vient d’être réparée à 50.000 Fcfa.
D’après le fabricant Brouma Séréta, qui signale que la garantie de toute
pirogue est de trois ans, cette embarcation, vieille de 12 ans, peut tomber en
panne à tout moment. «À cause de l’état dégradé de la pirogue, certains
écoliers préfèrent marcher 3 km pour se joindre à leurs camarades à Babaroto
afin de regagner la rive gauche», confirme l’écolière.
La situation n’est pas du
tout facile pour les élèves car il faut faire le trajet matin et soir. «Nous
souffrons beaucoup actuellement. Nous faisons le parcours quatre fois par jour.
Pour arriver à Babaroto, nous traversons une rivière. Une fois en classe, nous
ne pouvons pas suivre les explications du maître, à cause de la fatigue. Nous
souhaitons avoir une pirogue scolaire afin de traverser dans la quiétude», se
lamente notre écolière.
Pour acheter une nouvelle
pirogue, il faut réunir 300.000 Fcfa. Ce qui n’est pas à la portée des parents,
confie le président de la jeunesse de Niakaléna, Moussa Sidibé. Pour le moment,
les démarches auprès des politiques et de l’administration scolaire au sujet de
l’acquisition d’une nouvelle pirogue n’ont pas abouti, déplore le chef de
village Niakaléna, Ousmane Diakité.
La population de Niakaléna, soucieuse de l’avenir de ses enfants, a tenu au village, le 26 septembre dernier, une assemblée générale sur cette épineuse question.
Le chef de village et ses
conseillers ont été envoyés en délégation à Bafoulabé, le 2 octobre dernier,
auprès des autorités de la Commune pour plaider la cause des écolières et
écoliers et trouver des fonds afin de réparer la vieille pirogue.
Le maire
Kandé Doucouré leur a proposé de payer la moitié des frais de réparation.
Finalement, les émissaires ont pu obtenir l’autre moitié de la somme au niveau du
Centre d’animation pédagogique (CAP) pour boucler le budget de réparation.
Boubacar MACALOU
Amap-Bafoulabé
Rédaction Lessor
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