Son inhumation a eu lieu dans sa famille au quartier de Légal-Ségou
Les obsèques du patriarche de Kayes, El Hadji Hamet Niang, ont eu lieu, le vendredi 5 décembre, dans sa famille au quartier de Légal-Ségou, en présence du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mahamadou Koné et du gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré. Les représentants des forces vives de la région, ainsi que les proches, alliés, amis du défunt ont assisté à ces obsèques sous un temps moins ensoleillé et frais.
Lors de la cérémonie, sur fond de sonnerie au mort, le ministre Mahamadou Koné et le gouverneur Soumaré se sont inclinés devant la mémoire d’un des grands notables de la ville de Kayes. Les deux personnalités ont, au nom des plus hautes autorités du pays, en l’occurrence le Président de la Transition, présenté les condoléances à la famille de l’illustre disparu. «Il a donné toute sa vie à Allah et cela nous interpelle», a souligné le ministre Koné.
Dans son oraison funèbre, le chef de l’exécutif régional a décrit le défunt comme un pilier de la paix et du développement, un guide moral et spirituel dont l’ombre a marqué plusieurs générations. «Ba Hamet, comme on l’appelle affectueusement dans la cité des Rails, fut président la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali de Kayes de 1972 à 1998. Durant plus d’un quart de siècle, il a contribué à structurer, renforcer et organiser le commerce dans la région.
D’une générosité sans limite, le patriarche de la cité des Rails a soutenu financièrement de nombreuses actions développement et n’a jamais hésité à venir au secours des personnes démunies. Il était membre de l’Association pour l’assistance aux réfugiés maliens de Côte d’Ivoire. Son engagement et son sens de l’écoute, sa rigueur, sa vision et sa générosité ont permis d’ouvrir des perspectives nouvelles pour de nombreux entrepreneurs et commerçants», a témoigné le Général de brigade Moussa Soumaré.
Le Vieux Niang fut aussi membre de la Commission des bons offices pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. «En la personne de Hamet Niang, nous perdons un notable, un bâtisseur, un sage, un homme de foi et un père pour la communauté. La Région de Kayes perd l’un de ses serviteurs les plus doués», a déclaré le chef de l’exécutif régional. Il a remercié Dieu de nous avoir donné un homme dont la présence a été source de paix et d’élévation, tout en invitant la population à se souvenir de son héritage.
Né en 1929 à Kayes, Hamet Niang a consacré sa vie entière à cette ville, à cette région éponyme et à son pays. Patriote sincère, profondément engagé pour le bien commun, il a reçu la médaille de Chevalier de l’Ordre national en 1983. «Bah, comme nous t’appelons affectueusement, comme lignes directrices de toutes tes actions, nous retenons de toi essentiellement trois grandes choses : ta foi en Allah SWT, ton amour profond pour le Mali et enfin ta bienveillance envers ta famille. Père, tu étais un serviteur infatigable de la communauté qui ignorait les considérations subjectives pour servir l’intérêt général. Un homme de Dieu, honoré de vertus cardinales de l’Islam et pétri des valeurs de la République et du sens de la famille», a affirmé Sékou Niang, fils du défunt et porte-parole de la famille Niang.
S’exprimant, avec peine sous le coup de l’émotion, lors de ce triste événement, il a rappelé que dans un style métaphorique que si Hamet Niang était un pays, sa devise serait «Dieu, le Mali, ma famille». Cette triptyque, propre à Hamet Niang, fait ressortir le caractère humain et le patriotisme «d’un homme généreux et sociable, un altruiste, un philanthrope et un pacifiste». Sékou Niang a remercié les autorités et les populations pour cette reconnaissance à l’endroit de leur patriarche qui, considéré comme une icône, s’en va en donnant une leçon de vie et un lourd héritage à tout le monde.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.