Le ministre chargé de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, était présent aux obsèques
L’ancien directeur général de l’Amap, Ousmane Maïga dit Pelé, qui s’est éteint dimanche a été accompagné, hier, à sa dernière demeure par une foule nombreuse de parents, amis et anciens collaborateurs. Les anciens Premiers ministres Ousmane Issoufi Maïga et Modibo Sidibé, le ministre chargé de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, l’ancien ministre chargé du même département, Gaoussou Drabo, des anciens directeurs de l’Amap, Souleymane Drabo et Bréhima Touré, le directeur général actuel Alassane Souleymane étaient aussi présents aux obsèques qui se sont déroulées au domicile du défunt à Faladiè en Commune VI du District de Bamako.
Après la prière mortuaire, le corps de Pelé a rejoint dans une procession le cimetière de Niamacoro où il repose désormais. Tous ont tenu à rendre un ultime hommage à un homme dont la vie était faite de simplicité, d’humilité et d’attachement. Pour Gaoussou Drabo, c’était un vieux compagnon avec qui il a cheminé des années durant.
Il magnifie ses qualités d'homme. «Vous savez la sociabilité comme on dit ne se vend pas, sinon on la possède naturellement et autour de vous. Ça vous permet de travailler avec tout le monde et de manière positive. Ousmane est venu chez nous comme renfort parce que nous avions besoin d’un intellectuel pour étoffer la rédaction. C’était un excellent professionnel et une bonne personne. La foule qui est venue aujourd’hui pour lui rendre hommage témoigne de ses qualités humaines», a souligné l’ancien ministre de la Communication.
Bréhima Touré aussi a témoigné de son chagrin. «Je dirais que L’Essor vient de perdre définitivement «Essor3» (le nom de la machine sur laquelle il corrigeait les articles). «C’était aussi un des filtres par lesquels passent les articles de la rédaction», a-t-il précisé. Et de reconnaître que Pelé était vraiment un modèle dans la pratique du journalisme. Pendant des années, il a tenu son rang au sein de la rédaction de l’Essor auprès des frères Drabo (Gaoussou et Souleymane).
La jeune garde de journaliste a aussi pratiqué l’homme. Notre ancienne collègue Doussou Djiré est inconsolable. «Au-delà de ses fonctions, tonton Pelé était profondément humain et c’était une véritable figure paternelle qui savait écouter, soutenir et accompagner», témoigne-t-elle. «Son rire, son optimisme et sa sagesse nous manqueront terriblement. Il laisse un vide immense, mais ses valeurs d’humilité, de partage, de respect continueront de nous guider», conclut Doussou Djiré.
Pour le secrétaire général du Comité syndical de l’Amap, les différentes réactions depuis dimanche dernier prouvent à suffisance qui était l’homme. Bassaro Haidara a expliqué avoir connu l’homme, mais aussi l’ancien directeur des publications en français qui était d’une simplicité rare, d’un abord très facile avec une très grande faculté de compréhension. Il m’a toujours appelé cousin estimant que c’est la signification de mon prénom dans sa langue maternelle.
Le monde de la presse regrette cette perte immense. Le directeur de publication du bi-hebdomadaire «22 Septembre», Chana Takiou, a connu celui qui était un grand professionnel. «C’est pourquoi depuis sa retraite à l’Amap, j’ai demandé qu’il me prête main-forte et c’est lui qui tenait le secrétariat général de ma rédaction. Il m’aidait gratuitement parce qu’ancien directeur de l’Amap mon journal ne pouvait pas le payer», a-t-il témoigné. Takiou était satisfait de cette collaboration.
«J’ai découvert un homme extrêmement humble et gentil. Il aimait Dieu et il ne pouvait vraiment pas faire du mal même à une mouche, encore moins à une personne», a-t-il dit. Pelé laisse derrière une femme, des enfants et une famille professionnelle éplorés. Dors en paix «Roi Pelé».
Youssouf DOUMBIA
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