PCRSS : Difficile démarrage des activités sur le terrain

En dépit des difficultés, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) a fait des anticipations dans l’identification des activités à réaliser et des bénéficiaires, et la mise en place de ses procédures.

Publié jeudi 17 août 2023 à 05:29
PCRSS : Difficile démarrage des activités sur le terrain

Le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré (c), et le coordinateur du PCRSS, Oumarou Camara (g)

 

 

Outre le recrutement des maitres d’ouvrage délégués qui augure d’un démarrage très prochain des activités opérationnelles sur le terrain, la coopération régionale entre les trois pays de la Région du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Mali et Niger) a été lancée.


Cette avancée et bien d’autres engrangées dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de travail et budget annuel 2022-2023, ont été saluées par les membres du Comité d’orientation et de pilotage du PCRSS, réunis hier à Bamako en session ordinaire. La cérémonie d’ouverture des travaux de cette deuxième session a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, en présence du coordinateur du PCRSS, Oumarou Camara.


Outre l’état d’exécution des recommandations de la première session, les participants ont examiné le rapport d’activités au 30 juin 2023 et le projet de Plan de travail et budget annuel (PTBA) révisé 2022-2023. Ce Plan révisé porte sur une période allant du 1er juillet 2022 au 31 décembre 2023 pour un montant révisé de 5,447 milliards de Fcfa contre un montant initial de 13,68 milliards de Fcfa.


Ce Projet est une initiative des gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger, soutenue par la Banque mondiale. Il vise à contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la Région du Liptako-Gourma, à travers une approche régionale soutenant des services et infrastructures socio-économiques intégrés des moyens de subsistance et du développement territorial.

Pour réaliser ses objectifs, a expliqué Abdoulaye Traoré, le PCRSS est mis en œuvre à travers une composante de gestion de projet et 3 composantes techniques.


Il s’agit du «relèvement résilient et inclusif des communautés touchées par les conflits», «l’appui transitoire à la stabilisation et au développement territorial des communautés» et le «dialogue régional, coordination et le renforcement des données et des capacités».

Financé pour un montant total d’environ 54,3 milliards de Fcfa et une durée d’exécution de cinq ans, le PCRSS au Mali couvre les Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Gao et Ménaka. «Après un retard de huit mois dans son entrée en vigueur et de onze mois pour recevoir ses premiers fonds, le Projet a rencontré d’autres difficultés dans le démarrage de ses activités opérationnelles», a déploré le représentant du ministre de l’Économie et des Finances.

Au nombre des ces difficultés, il a cité le retard dans le recrutement de maîtres d’ouvrages délégués et dans la validation de certains besoins prioritaires des communautés et des collectivités. Ce retard est dû à l’absence de certaines autorités communales et administratives pour cause d’insécurité.

Selon le secrétaire général, ces difficultés ont conduit à un décalage de plus de trois mois dans la mise en œuvre du Plan de travail, avec une incidence sur ses performances et une révision à la baisse de ses ambitions à travers un PTBA 2022-2023 qui ne prend en compte que les activités objectivement réalisables au 31 décembre 2023.

Babba COULIBALY

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