Prix des denrées à Sikasso : La valse des étiquettes

Certains produits de grande consommation (quinqueliba, oseille de Guinée, tamarin et gingembre) ont connu une hausse des prix. Cependant, certains légumes restent à la portée des consommateurs

Publié mardi 28 mars 2023 à 06:01
Prix des denrées à Sikasso :  La valse des étiquettes

Le ramadan est une période de forte consommation notamment sur le plan culinaire. À l’approche du mois béni chaque année, tout devient cher. Les prix du quinqueliba, du tamarin, du gingembre, de l’oseille de Guinée et de certains condiments connaissent une véritable hausse. Le constat a été fait par notre équipe de reportage après avoir sillonné le Grand marché de Sikasso.

  «Clients, venez acheter du quinqueliba, du tamarin, du gingembre et de l’oseille de Guinée (dableni) de bonne qualité»,  lance la commerçante Assétou Sanogo à l’endroit des passants. Souriante et très accueillante, elle vend ses articles au beau milieu du Grand marché depuis plus de sept ans. «Cette année, tout est cher. Cela est non seulement dû à la conjoncture actuelle mais surtout à la cherté du sac d’engrais. Une situation qui préoccupe bon nombre de producteurs de la région», déplore-t-elle, tout en précisant que son quinqueliba provient de la Côte d’Ivoire.

Le sac de 50 kg que la commerçante Sanogo achetait à 6.500 Fcfa les années précédentes, a augmenté de 500 Fcfa. «Je cède aux grossistes à 8.000 Fcfa et je détaille entre 25 Fcfa et 500 Fcfa», affirme-t-elle avant de préciser qu’elle achète le sac de 100 kg de tamarin entre 35.000 Fcfa et 40.000 Fcfa et vend le kilo entre 550 Fcfa et 650 Fcfa.


Quant au gingembre, notre interlocutrice écoule le kilo à 225 Fcfa aux grossistes et à 350 Fcfa aux détaillants. «Ces différents prix augmenteront au cours du mois béni», assure-t-elle. Assétou Sanogo se rappelle encore des moments où les kilos du gingembre et du tamarin étaient respectivement cédés à 100 Fcfa et 200 Fcfa.  


 De son côté, Aminata Berthé évolue dans le commerce de la menthe, de la citronnelle, de l’oseille de Guinée et du basilic «soukolan» pendant le mois de ramadan. «Ces feuilles sont très prisées pendant le mois béni.

C’est pourquoi, je les vends afin de subvenir à mes petits besoins», explique-t-elle. Aminata Berthé assure qu’avant le mois de ramadan, les producteurs lui donnaient cinq morceaux de «soukolan», de citronnelle et de menthe à 100 Fcfa mais maintenant ils lui cèdent trois morceaux à 100 Fcfa. Selon elle, les producteurs soutiennent que la récolte de l’oseille de Guinée n’a pas été bonne cette année. La production a été non seulement rare mais a coûté extrêmement cher. C’est la raison pour laquelle Aminata vend le kilo à 2.500 Fcfa aux grossistes et à 3.000 Fcfa aux détaillants.

La commerçante de citron Moussokoro Traoré assure de son côté que le fruit est devenu une denrée très rare et chère. «Mes citrons proviennent du Burkina Faso. De 15.000 Fcfa dans le passé, le sac de 50 kg du citron est actuellement vendu à 30.000 Fcfa», indique-t-elle. 

 Contrairement aux précédents produits, les légumes comme le persil, le céleri, les carottes et les navets se vendent moins cher présentement. La commerçante du Grand marché, Fatoumata Fané, affirme que c’est la période propice. Elle vend le tas de céleri et de persil entre 50 Fcfa et 100 Fcfa et quelques pieds à 25 Fcfa, celui de la carotte et du navet entre 50 Fcfa et 100 Fcfa. Les consommateurs estiment que les prix de ces condiments sont assez abordables pour l’heure. 

  Amap-Sikasso

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

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