18 personnalités doivent passer devant les juges dans cette affaire
Ouvert le 22 décembre dernier, le procès dans l’affaire Paramount s’est poursuivi, hier à la Cour d’appel de Bamako, devant la chambre criminelle spécialisée du Pôle national économique et financier. C’est l’ancien directeur administratif et financier (Daf) du ministère de la Défense et des Anciens Combattant d’alors, le Colonel-major Abdoul Wahab Touré, qui a comparu à la barre. Ce dernier est accusé d’être complice avec le ministre chargé de la Défense de l’époque dans le détournement de 11 milliards de Fcfa dans la gestion du marché conclu en 2015 entre le Mali et la Société sud-africaine «Paramount Group» concernant la fourniture des équipements militaires dont les maraudeurs blindés.
Le président de la chambre criminelle du Pôle national économique et financier, Samba Tamboura, a demandé à l’accusé pourquoi il y a eu le paiement avant la livraison ? Il a également voulu savoir si un contrat doit déroger aux lois nationales, notamment les règles de la comptabilité publique qui prévoient le paiement après la livraison. D’après Samba Tamboura, pour qu’un contrat soit régulièrement valable, il faudrait qu’il soit conforme aux dispositions préétablies. «Est-ce qu’il est prévu par une disposition nationale, que le paiement doit intervenir avant la livraison ?», a-t-il insisté.
En réponse, le Colonel-major Abdoul Wahab Touré a déclaré ne pas avoir connaissance de ce texte. Il a, cependant, affirmé que les clauses prévoyaient dans le contrat avec le Groupe Paramount qu’il y ait «le paiement avant la livraison ». « Le contrat, c’est la loi des parties», a-t-il souligné. L’ancien directeur administratif et financier du ministère en charge de la Défense dira que ce contrat déroge aux règles des marchés publics, ajoutant qu’il a été signé sous le sceau du secret défense. Abdoul Wahab Touré a signalé que pour tous les contrats d’armement auxquels il a assisté de 2000 à 2017, les livraisons ont été faites après le paiement par l’État malien. «Aucun vendeur d’armements n’acceptera de livrer avant le paiement», a-t-il ajouté.
Le président de la chambre criminelle du Pôle et le parquet se sont intéressés également au retard pris dans l’exécution du contrat, occasionnant des conséquences pour l’État. En retour, Abdoul Wahab Touré a justifié cette situation par la non disponibilité des ressources budgétaires. « Le retard est dû à nous-mêmes », a-t-il reconnu, déclarant avoir attiré l’attention du ministre chargé de la Défense d’alors sur cette situation. Il a ensuite affirmé que le partenaire sud-africain a renoncé à la pénalité qui s’élevait à plus d’un milliard de FCFA.
«Sur les 11 milliards de Fcfa, il a été dit que les 8 milliards ont été justifiés. S’agissant du reste de 3 milliards de Fcfa, Paramount avait écrit à l’Etat malien pour lui dire qu’il a cette somme avec lui», a déclaré la défense. «Par conséquent, on veut savoir où se trouve les 11 milliards de Fcfa qu’on leur reproche d’avoir détournés. Comment ils ont détourné quelque chose qui est déjà justifié ? », s’est interrogé Me Ladji Touré.
À noter qu’au total, 18 personnalités de notre pays sont concernées par cette affaire dont des anciens responsables civils de haut niveau et des officiers supérieurs des Forces armées maliennes.
Bembablin DOUMBIA
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