La Commission est composée de 72 personnes
La Commission chargée
de la finalisation du projet de Constitution de la République du Mali
compte achever ses travaux dans le délai
de 15 jours qui lui est imparti. Les sujets tels que le régime politique, la
question des langues, de la laïcité, celles ayant trait à la souveraineté
polarisent l’attention et font l’objet de beaucoup de débats ont fait savoir
plusieurs membres de cette commission que nous avons rencontrés hier à leur
quartier général sis à Koulouba.
Membre de la
Commission de finalisation du projet de Constitution, Mme Assa Sylla a confié
que dans l’ensemble, les travaux se passent très bien dans la convivialité et
surtout dans la compréhension mutuelle. Elle a remercié les plus hautes autorités
du pays d’avoir eu cette initiative. Selon elle, durant les 30 années
d’exercice de la démocratie au Mali, il y a des hauts et des bas. Et même si on
était dans une situation normale, elle soutient que la Constitution méritait d’être revue.
D’après Mme Assa Sylla, c’est la raison pour laquelle, les différents présidents de la République ont tenté de la modifier. «Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ont eu la chance de porter ce dossier et surtout de mettre en place toutes les dispositions nécessaires afin que nous arrivions à un document consensuel», dit-elle. Pour Mme Assa Sylla, notre pays est en train de subir beaucoup d’épreuves. Et pour gérer tout cela, il est bon que les Maliens aient un document qui va les emmener dans la même direction, leur permettre de préserver les acquis de la démocratie. Selon elle, les sujets qui ont fait l’objet de plus de débats, ce sont surtout le régime politique, les pouvoirs du président, le rapport entre le législatif et l’exécutif.
LES LANGUES ET LA LAÏCITÉ-
Président du Conseil national de la société civile, Boureima Allaye Touré a
indiqué que depuis le 6 février, la Commission a commencé à travailler jusqu’à
ce jour dans la sérénité, la compréhension, sans aucune dissension majeure et
dans une atmosphère vraiment apaisée. Selon lui, la Commission avance très bien
dans son travail et pour le moment, tout va pour le mieux car les membres
arrivent à se comprendre.
D’après lui, avec toutes ces sensibilités, compétences
et expériences réunies, chacun prend librement la parole, donne son opinion. Et
les discussions sont ouvertes pour
convenir sur l’article et les modifications à apporter. Car pour eux, il
faut travailler pour que cette Constitution soit vraiment acceptée de tous les
citoyens du Mali et qu’elle puisse avoir une longue vie pour gérer notre République.
Le président du Conseil national de la société civile a rappelé que la
Constitution est la loi fondamentale. «Nous
avons cela à l’esprit et nous avons également à l’esprit que tout le monde
attend la finalisation de ce projet de Constitution», a indiqué Boureïma Allaye
Touré.
De son côté, le
rapporteur de la Commission, Boubacar Sow, dira que depuis sa mise en place, la
Commission de finalisation travaille de façon normale et régulière. Et à ce
rythme, il y a lieu d’espérer que malgré l’ampleur du travail, celui-ci puisse être
épuisé dans le délai imparti de 15 jours. Selon lui, un cap commun a été défini
sur lequel avance régulièrement ladite Commission. «à ce stade, nous ne sommes
pas du tout en retard sur le chronogramme établi», a souligné Boubacar Sow, précisant
que les sujets qui ont pris beaucoup de temps sont les deux qui polarisent
l’attention notamment le problème des langues et de la laïcité.
Toutefois, il
soutient que les travaux ont permis de se rendre compte que malgré toutes les
divergences qui ont été étalées dans la presse et sur les ondes de radios libres, ils ont pu
trouver un fond commun sur la base du travail déjà abattu. Ce qui leur a permis
d’avoir une compréhension commune avec quelques reformulations pour rassurer
tout le monde sur ce qu’il y a lieu de faire. «Ce qu’on est en train de faire,
c’est de sortir un document qui puisse rassembler les Maliens et définir
ensemble ce que nous souhaitons tous que
notre pays devienne dans les prochaines années pour sortir définitivement
de cette crise très profonde que nous vivons depuis plus d’une dizaine d’années»,
a insisté le rapporteur de la commission.
Mohamed Ousmane Ag
Mohamedoune, au nom des mouvements signataires de l’Accord d’Alger pense que
les choses avancent correctement. Pour
lui, ce qu’il faut retenir, c’est que c’est un débat sans tabou, très ouvert
avec une distribution équitable et sans discrimination de la parole. À ce
stade, il estime que le document en chantier est en train de prendre en compte
les recommandations pertinentes des Assises nationales de la Refondation et
celles de l’Accord d’Alger en ce qui concerne les meilleures façons de gérer
notre pays à travers une gouvernance vertueuse.
Parlant des sujets qui ont fait l’objet de beaucoup de discussions, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune a cité les dissolutions d’organes, les langues ou les sujets qui touchent un peu à la souveraineté. Cependant, il dira que jusqu’ici, la Commission arrive à trouver un consensus autour de l’essentiel pour le Mali nouveau.
Dieudonné DIAMA
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