La ministre Oumou Sall Seck (c) préside la cérémonie de lancement du projet, jeudi dernier au Parc national
Le projet a été solennellement lancé, jeudi dernier au Parc national, par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. La cérémonie a enregistré la présence du chef de la Coopération de l’UE au Mali, Michel Knoop, de la représentante résidente de l’agence luxembourgeoise LuxDev, Mme Camara Murielle Hermouet, de la coordinatrice du projet, Dado Soukouna. Y étaient aussi le secrétaire général du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali), Habibou Sawané, et d’autres invités.
Financé par l’Union européenne (UE), ce programme vise à offrir des formations professionnelles adaptées aux besoins du marché du travail et aux réalités économiques locales. Né d’un partenariat entre le gouvernement du Mali et l’UE, le projet s’inscrit dans les priorités nationales visant à garantir aux citoyens une formation inclusive, de qualité et en phase avec les opportunités économiques. Il sera mis en œuvre sur une période de 4 ans et demi par LuxDev, dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le District de Bamako.
Le projet cible les jeunes âgés de 15 à 35 ans, avec une attention particulière portée aux jeunes femmes, aux personnes vivant avec un handicap et aux migrants de retour. Il s’emploiera aussi à renforcer les synergies entre formation, insertion et emploi en développant des mécanismes de collaboration entre les acteurs de la formation professionnelle et ceux du monde économique.
Les 5.500 jeunes femmes et hommes, repartis à parts égales, seront accompagnés vers des revenus décents à travers des parcours de formation qualifiants, diversifiés et adaptés aux besoins du marché. Parmi eux, 90% bénéficieront d’un appui technique et financier pour créer leurs propres activités, tandis que 10% seront préparés à intégrer un emploi salarié. Les profils ciblés comprennent les jeunes non scolarisés, déscolarisés, en cours de scolarité (du primaire au baccalauréat), diplômés ou techniciens qualifiés.
La ministre Oumou Sall Seck a salué l’engagement du Président de la Transition en faveur de la jeunesse et réaffirmé la volonté de l’État de travailler avec ses partenaires, dans le respect des principes de souveraineté nationale, de choix stratégiques et de défense des intérêts du peuple malien. Elle a notamment cité plusieurs réformes en cours, dont l’élaboration de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son plan d’action (2025-2029), la refonte de la Politique de formation professionnelle et l’actualisation du plan d’action de la Politique nationale de l’emploi.
En matière d’infrastructures, la ministre chagée de l’Entreprenariat a souligné que six centres de formation seront réhabilités en 2025 à Badougou Djoliba, Dioïla, Fana, Yanfolila, Yangasso et Kimparana. Un centre ultramoderne sera construit à Mopti. Un programme d’insertion à impact rapide, d’un montant estimé à près de 6 milliards de Fcfa, est également prévu pour les jeunes, les femmes et les personnes vivant avec un handicap au Mali.
Pour Michel Knoop, le projet s’inscrit dans la continuité du partenariat historique entre le Mali et l’Union européenne, remontant à 1959. Il a également rappelé que cette coopération fructueuse a permis l’adoption récente de plusieurs programmes touchant au développement rural, à l’eau et l’assainissement, l’appui au secteur privé, l’éducation, la formation professionnelle et l’emploi décent.
À travers les témoignages de deux jeunes bénéficiaires d’un précédent projet, Ramata Sidibé et Amidou Traoré, la représentante résidente de LuxDev a illustré l’impact transformateur attendu. «Ce type de parcours, nous souhaitons le rendre possible pour des milliers d’autres jeunes à travers le pays», a déclaré Mme Camara Murielle Hermouet.
Selon elle, le projet adopte une approche de développement des systèmes de marché, en favorisant des relations économiques plus efficaces entre les territoires et les opérateurs. Le secteur privé y occupe une place centrale, notamment dans le pilotage du système de formation professionnelle. Les collectivités territoriales assumeront la maîtrise d’ouvrage, et des accords opérationnels seront signés avec divers acteurs pour une mise en œuvre efficace, adaptée et durable.
Makan SISSOKO
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