Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui entend répondre à la demande sociale, a décidé de passer à la vitesse supérieure en termes de réalisation des infrastructures hospitalières. Le Chef de l’État a donc procédé, hier à Korofina en Commune I du District de Bamako, à la pose de la première pierre de 15 projets d’hôpitaux dans notre pays.
La cérémonie de lancement des travaux de ce projet d’envergure d’infrastructures sanitaires s’est tenue en présence du président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, ainsi que du corps diplomatique.
La ministre de la Santé et du Développement social a indiqué que l’initiative de ce projet d’infrastructures sanitaires s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de prise en charge de la santé des populations. Pour Assa Badiallo Touré, elle marque une étape majeure dans la mise en œuvre de la Politique nationale de santé publique de notre pays. À cet égard, elle a rappelé que le Président de la Transition a placé au cœur de ses actions, la prise en compte des préoccupations de la population malienne. D’où ce projet de construction de 15 hôpitaux qui est également une réponse aux recommandations issues des états généraux de la santé, tenus en décembre 2024. Lors de ces travaux, a-t-elle fait savoir, un accent particulier avait été mis sur l’accessibilité et l’amélioration de la qualité des services de santé.
Reparti en trois volets, ce projet de 15 hôpitaux concerne, d’un côté, la transformation des Centres de santé de référence des arrondissements de Bamako en hôpitaux de district, et de l’autre côté, la construction de nouveaux hôpitaux de district à Bla et Kangaba ainsi que la réalisation d’hôpitaux régionaux dans les Régions de San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro.
Les travaux, prévus pour 12 mois en ce qui concerne les hôpitaux de district et 24 mois pour les hôpitaux régionaux, seront exécutés concomitamment, a déclaré la ministre de la Santé et du Développement social. Et le Colonel-major Assa Badiallo Touré d’ajouter qu’avec cette initiative du Chef de l’État, c’est une véritable modernisation, restructuration et transformation de nos structures de santé qui est engagée dont la portée permettra de réduire les évacuations sanitaires et de désengorger les structures hospitalières existantes.
INFRASTRUCTURES ULTRAMODERNES- Ainsi, il est prévu que ces nouveaux joyaux architecturaux intègreront les exigences de la carte hospitalière et les grandes orientations en matière de conception d’infrastructures sanitaires modernes. De ce fait, les hôpitaux régionaux prévus pour être ultramodernes seront bâtis en R+1 avec une capacité d’hospitalisation de 200 lits. À l’instar du Centre de santé de référence (Csref) du 3è arrondissement de Bamako, l’ensemble des Csref de la capitale vont donc renaître sous un nouveau visage en hôpitaux de district.
Dans ce cadre, des bâtiments de quatre à cinq niveaux (rez-de-chaussée + 3 étages) et (rez-de-chaussée + 4 étages) sont prévus avec une capacité d’hospitalisation qui dépasse 80 lits. S’agissant des nouveaux hôpitaux de district, la capacité d’hospitalisation sera de 105 lits. Ces hôpitaux seront dotés de toutes les commodités nécessaires pour faire face aux urgences, aux consultations et aux interventions chirurgicales, a rassuré la ministre de la Santé et du Développement social.
«En ce qui concerne les hôpitaux de district des 1er et 6e arrondissements de Bamako, en raison de leurs situations stratégiques, ils vont intégrer une unité d’hémodialyse, chose qui pourrait alléger considérablement la liste des patients insuffisants rénaux chroniques en attente d’hémodialyse», a détaillé la ministre Assa Badiallo Touré.
Elle a saisi l’occasion pour rappeler quelques actions mémorables déjà réalisées dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition. Il s’agit de la construction des centres de dialyse, les dotations en équipements médicaux et en ambulances, la réalisation de forages équipés de châteaux d’eau dans les structures de santé, l’installation de mini-champs solaires dans plusieurs structures sanitaires sans oublier les différents chantiers en cours de finalisation.
Après avoir procédé au lancement de ce gigantesque projet, le Président de la Transition a affirmé que les travaux de modernisation et de construction de ces futurs hôpitaux seront entièrement financés sur le budget national. À cet égard, le Général d’armée Assimi Goïta a invité la ministre chargée de la Santé à veiller à la continuité du service public pendant la durée des travaux de construction et au respect des délais contractuels avec les entreprises.
Pour le Chef de l’État, l’un des avantages du Projet présidentiel d’urgence hospitalière est qu’il vise à doter notre pays d’infrastructures hospitalières de qualité et conformes aux normes sanitaires et surtout en phase avec la carte hospitalière afin de rapprocher les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de santé de qualité.
Enfin, le Président Goïta a indiqué que c’est avec un immense espoir qu’il a procédé au lancement de ce vaste projet qui couvre une grande partie du territoire national.
Alassane Cissouma
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