Les élèves ont massivement fait le déplacement pour suivre les cours (archives)
Après une suspension temporaire du 26 octobre au 10 novembre derniers en raison des perturbations enregistrées dans l’approvisionnement du pays en carburant, les cours ont repris, hier, dans les différents établissements scolaires, conformément au calendrier prévu. Les élèves ont donc repris le chemin de l’école sur toute l’étendue du territoire national après avoir observé une pause de deux semaines à la maison. Il suffisait de faire le tour de quelques écoles pour constater l’effectivité de la reprise.
Au lycée technique de Bamako, Broulaye Diarrassouba avait cours ce lundi. Ce professeur de bamanakan explique que les élèves ont massivement fait le déplacement pour suivre les cours. Dans une classe de 11è sciences où le pédagogue a dispensé sa leçon à la première heure, dit-il, les élèves étaient présents en grand nombre. Cependant, il affiche une inquiétude. L’enseignant du secondaire dit craindre, d’ici le vendredi prochain, une aggravation de la pénurie à cause du besoin supplémentaire en carburant engendré par la reprise des activités scolaires et universitaires.
L’école privée
«Le Sahel» est située à Sokorodji en Commune VI du District de Bamako. L’un de ses instituteurs, N’faba Diawara, témoigne que la rentrée se déroule normalement. Dans sa classe de 6è année, l’enseignant généraliste se réjouit de la présence de tous les élèves. Selon lui, c’est également l’importance d’avoir des élèves qui résident à proximité de leurs établissements.
Le trentenaire est optimiste et pense que cette situation de pénurie va s’améliorer. Il signale que pendant l’interruption des cours, les élèves constituaient une composante importante des files devant les stations d’essence. Selon lui, beaucoup d’entre eux en avaient fait une activité lucrative.
Daouda Sanghanta a amené lundi sa fillette dans un jardin d’enfants à Magnambougou. Il soutient que la reprise des cours est obligatoire. «Si on ne reprend pas les cours, nos enfants vont rester à la maison. Cela n’est pas intéressant. On doit se grouiller pour que les enfants partent à l’école», confie le commerçant, qui souhaite la mise en place d’un programme d’enseignement flexible et autres initiatives pour atténuer les conséquences de cette pénurie sur les élèves.
Pour sa part, Dramane Traoré, habitant de Magnambougou, est content de la reprise des cours. Il prie pour un apaisement de la crise des hydrocarbures. Le jeune vendeur de produits mécaniques invite ses compatriotes à conjuguer les efforts pour aider les autorités à résoudre cette crise.
Il faut rappeler que la reprise coïncide avec l’arrivée des «bleus». Selon une source, ces nouveaux lycéens étaient nombreux hier au lycée technique pour récupérer les fournitures scolaires et rejoindre les classes.
Mohamed DIAWARA
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.