La 26ᵉ édition de la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée hier au terrain d’athlétisme de San par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. L’événement, couplé aux célébrations de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin) et de la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin), a réuni plusieurs personnalités dont la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et son homologue nigérien, le Colonel Maïzama Abdoulaye.
La ville de San, parée aux couleurs de l’événement, a réservé un accueil chaleureux au Chef du gouvernement et à sa délégation dans une ambiance festive. Organisée par le ministère de l’Environnement à travers l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), cette Quinzaine se tient autour de deux thèmes majeurs : «Mettre fin à la pollution plastique mondiale» (Journée mondiale de l’environnement) et «Restaurer les terres, exploiter les opportunités» (Journée internationale de lutte contre la désertification). Riche en biodiversité et en savoir-faire locaux, la Région de San, a été choisie pour symboliser l’engagement communautaire. Durant cette Quinzaine, plusieurs activités sont prévues notamment des panels thématiques, des campagnes de sensibilisation, des reboisements, des concours citoyens et des expositions.
Prenant la parole, le Premier ministre a d’abord salué l’héroïsme des Forces armées et de sécurité dans la défense de l’intégrité du territoire national, rendant hommage aux victimes du terrorisme. Il a justifié le choix de la Région de San par la fragilité de son écosystème, ses défis environnementaux, et par son potentiel de développement durable conciliant progrès humain et préservation des ressources naturelles.
À travers cette Quinzaine, le gouvernement entend, selon le Premier ministre, renforcer la sensibilisation locale et nationale pour un environnement sain et un cadre de vie amélioré, avec l’implication de tous les acteurs. Pour le Général de division Abdoulaye Maïga, la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033), fondée sur la vision «Mali Kura ɲɛtaa sira ka bɛn san 2063 ma», illustre cette ambition.
Elle repose sur des actions concrètes telles que l’agroécologie, le reboisement, la gestion participative des terroirs et la valorisation des produits forestiers non ligneux, véritables leviers économiques pour les communautés rurales. « L’un des défis majeurs à venir reste la pollution plastique. Nos villes, villages et hameaux sont envahis par des déchets qui asphyxient les sols, contaminent l’air et menacent la santé publique», a déploré le Chef du gouvernement. Il a enjoint la ministre de l’Environnement à faire appliquer avec rigueur les textes législatifs et réglementaires existants en la matière.
Sous l’impulsion du Président de la Transition, a-t-il ajouté, le gouvernement a engagé plusieurs réformes à savoir, l’amélioration du cadre juridique et institutionnel, l’intégration du climat dans les politiques publiques, la mobilisation de financements verts, et la digitalisation des outils de gouvernance environnementale pour plus d’efficacité et de transparence.
ACTION ET ENGAGEMENT- À son tour, la ministre Mme Doumbia Mariam Tangara a salué la mobilisation du Premier ministre, qui témoigne selon elle d’un engagement fort en faveur de la cause environnementale. Elle a aussi rendu hommage à la présence du Colonel Maïzama Abdoulaye, représentant le Niger, et salué le soutien exprimé par le Burkina Faso. Pour elle, la Quinzaine est bien plus qu’une commémoration.
Elle constitue un moment d’éveil collectif, de sensibilisation citoyenne et de dialogue stratégique pour faire face aux défis environnementaux croissants à savoir, la pollution plastique, la dégradation des terres, la perte de biodiversité, l’insalubrité et les impacts climatiques. «Les thématiques de cette année nous obligent à repenser nos modes de production, de consommation et d’aménagement afin de préserver durablement nos sols, notre eau, notre biodiversité et notre cadre de vie», a souligné la ministre chargée l’Environnement.
Malgré l’adoption de la Loi n°2014-024 du 3 juillet 2014 interdisant les sachets plastiques non biodégradables, la ministre Tangara a reconnu les difficultés rencontrées dans son application. Elle a assuré que son département s’emploie à surmonter ces obstacles pour obtenir des résultats concrets sur le terrain.
Par ailleurs, la ministre chargée l’Environnement s’est réjouie de la forte mobilisation des jeunes, femmes, producteurs, chercheurs, collectivités territoriales et du secteur privé. «C’est une Quinzaine d’actions, d’engagement, qui appelle à la participation de tous et à tous les niveaux», a-t-elle déclaré. Elle a appelé l’ensemble des acteurs à s’investir pleinement dans la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres, deux enjeux majeurs pour l’avenir du pays.
De son côté, le ministre nigérien de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Colonel Maïzama Abdoulaye, a exprimé sa satisfaction d’être aux côtés des autorités maliennes. Il a salué les réalisations du Mali dans les domaines de la lutte contre la pollution, le changement climatique et la restauration des terres. «Cet événement donne de la visibilité aux actions déjà menées, à celles en cours et aux ambitions futures.
Nous en sortirons inspirés, dans l’intérêt de l’AES, du Niger et de l’ensemble des communautés sahéliennes», a-t-il déclaré.
La cérémonie a été marquée par un sketch du groupe Nyogolon sur les thématiques environnementales, la visite des stands d’exposition, la pose de la première pierre du vestibule de San et une plantation d’arbres dans le bosquet dédié à la Confédération des États du Sahel (AES).
Envoyés spéciaux
Amadou KONATÉ
Makan SISSOKO
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