2.000 arbres fruitiers seront plantés lors de cette opération
La cérémonie, placée sous le haut parrainage du représentant du président de la Transition, Amadou Simaga, a enregistré la présence du président du CCPSE-Mali, Aboubacar Sidiki Traoré, des autorités administratives et coutumières ainsi que de plusieurs personnalités.
Prévue du 12 au 18 septembre 2026, l’initiative vise à contribuer à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et l’insécurité alimentaire. Elle prévoit la plantation de 2.000 arbres fruitiers dans les Communes de Moribabougou, Dialakorodji et Safo. Les espèces retenues sont notamment le karité, le baobab, le néré, le tamarinier, le palmier dattier, l’avocatier, le citronnier, le goyavier, le zaban, le sounsoun et le balazan (la liane).
Pour les initiateurs, le choix de ces espèces, adaptées aux réalités locales, permettra de renforcer la résilience des communautés tout en préservant la biodiversité.
« Planter un arbre fruitier, c’est agir concrètement contre l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique », a déclaré le président du CCPSE-Mali. Aboubacar Sidiki Traoré a également insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes dans la protection de la nature et la restauration du patrimoine environnemental.
Une plantation symbolique de 15 pieds de karité est prévue sur le site historique de Siba Saba Kô, sur la route de Dialakorodji. Cette action vise à valoriser cette espèce et à redonner son identité à ce lieu qui, selon les organisateurs, abritait autrefois trois grands karités.
Le projet « Les Graines de la paix » constitue le volet consacré à l’autosuffisance et à l’éducation environnementale. Il prévoit la distribution de 1.000 graines, principalement de baobab et de balazan. Une partie sera remise aux ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger, en symbole de solidarité et d’intégration au sein de l’AES.
L’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie de Moribabougou, Issa Diallo, a salué le choix porté sur sa commune pour abriter le lancement. Il a évoqué les conséquences de la sécheresse, de la hausse des températures et de la coupe abusive du bois sur l’environnement.
« Planter un arbre, c’est protéger notre sol et purifier l’air que nous respirons. L’arbre mis en terre aujourd’hui est un cadeau pour nos enfants », a-t-il déclaré, tout en insistant sur l’entretien des plants. « Planter ne suffit pas, il faut aussi arroser, protéger et accompagner leur croissance », a-t-il ajouté.
Le représentant de l’ONG Amassa Afrique verte, Ezekiel Dembélé, a encouragé cette initiative et invité les populations à renforcer les actions de sensibilisation en faveur de la protection de l’environnement.
Représentant la Douane malienne, l’inspecteur Almadane Ibrahima Touré a rappelé l’importance du reboisement dans un pays sahélien comme le Mali. « Il ne suffit pas seulement de planter, il faut arroser et entretenir », a-t-il insisté.
Le représentant du président de la Transition, Amadou Simaga, a appelé à faire de la plantation et de la sauvegarde des arbres une responsabilité collective. « Un pays, ce sont les arbres. L’arbre, c’est l’avenir », a-t-il déclaré avant de procéder à la plantation des premiers plants.
La cérémonie s’est achevée par la plantation symbolique des premiers arbres et la remise de Ciwara d’honneur à plusieurs responsables. En dehors de cette action ponctuelle, la Caravane « Mali Vert » rappelle que la réussite du reboisement se mesure moins au nombre d’arbres plantés qu’à la capacité des communautés à les protéger pour les générations futures.
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