Cérémonie d’ouverture des travaux hier au Crra de Sotuba
Les travaux, qui se poursuivront jusqu’au 27 juin, réunissent chercheurs, utilisateurs des résultats de la recherche, ainsi que des représentants d’institutions nationales et des partenaires techniques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, en présence du directeur scientifique, Dr Hamadoun Amadou.
Le Comité de programme est une instance du cycle de programmation de l’IER qui a pour attributions d’harmoniser les propositions régionales de recherche avec le programme national. Mais aussi d’examiner les nouvelles propositions de recherche et déterminer un ordre de priorité avant leur présentation au Comité national de la recherche agricole, ainsi que les résultats de recherches dont la diffusion est proposée.
À l’entame de ses propos, Dr Kalifa Traoré a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des partenaires techniques, particulièrement le CNRA et le CNRST, pour leur soutien constant à travers le financement, la dotation en infrastructures et le renforcement des capacités des chercheurs. Il a salué la collaboration avec les enseignants-chercheurs de l’IPR/IFRA de Katibougou, des universités nationales et du Laboratoire central vétérinaire.
Selon le directeur général de l’IER, les enjeux majeurs de la recherche agricole au Mali concernent l’amélioration de la production et de la productivité dans un contexte de changement climatique.
Il a appelé à des stratégies basées sur le développement de technologies «intelligentes face au climat», dans les domaines de la production végétale, animale, forestière, halieutique, de la gestion durable des ressources naturelles.
Un accent particulier est mis sur la baisse de fertilité des sols, notamment en zone Mali-Sud, aggravée par l’acidité. À ce titre, Dr Kalifa Traoré a exhorté les équipes chargées du projet régional de cartographie de la fertilité des sols à redoubler d’efforts. Le gouvernement, a-t-il annoncé, s’est engagé à contracter un prêt de 1,5 million de dollars (environ 900 millions de Fcfa) auprès de la Banque islamique de développement (BID) pour soutenir ce projet stratégique.
L’IER a aussi organisé un forum régional sur le Système de riziculture intensive (SRI), du 5 au 7 mai 2025 à Bamako, en présence de 13 pays ouest-africains. Cette rencontre visait à partager les expériences et dégager des pistes communes pour promouvoir le SRI en Afrique de l’Ouest. Le directeur général de l’IER a aussi souligné que durant la campagne 2024-2025, son service a produit au total 219.658 kg de semences toutes cultures confondues, dont 20.578 kg de semences de pré-base, 77.481 kg de base et 121.599 kg de semences certifiées.
Au total, 20 variétés et 8 hybrides ont été inscrits au catalogue national. L’Institut a aussi mis au point de nouvelles variétés, techniques culturales et solutions phytosanitaires respectueuses de l’environnement. L’IER a distribué 1.330 kg de semences améliorées de diverses cultures (mil, niébé, fonio, riz, blé, sorgho) aux femmes rurales via le ministère du Développement rural.
Pour le renforcement des capacités, 42.867 acteurs agricoles ont été formés, dont 38% de femmes, dans divers domaines de la production et de la transformation des produits agroalimentaires. L’Institut a également contribué à la diversification alimentaire de plus de 5.000 ménages, y compris pour les enfants de zéro à 59 mois. Par ailleurs, la formation diplômante a concerné 12 doctorants, 10 masters, 17 licences et 584 stagiaires encadrés par les chercheurs.
Et Dr Kalifa Traoré d’alerter sur les menaces persistantes liées à l’accaparement des terres de recherche de l’IER. Toutes les parcelles font actuellement l’objet de tentatives d’agression foncière, a-t-il déploré. Pour rassurer malgré la prétention des prédateurs fonciers, il a indiqué que des démarches sont en cours pour sécuriser ces terres. Avant de proposer l’attribution de prix symboliques aux chercheurs ayant soumis les meilleurs travaux, en reconnaissance de la qualité scientifique de leurs contributions.
Makan SISSOKO
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