Réformes politiques et institutionnelles : Un vaste chantier en cours

La ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko était hier, l’invitée de l’émission Malikura taasira.

Publié mardi 31 mai 2022 à 05:45
Réformes politiques et institutionnelles : Un vaste chantier en cours

Elle y a évoqué les réformes politiques et institutionnelles en chantier dans le cadre de la refondation de notre pays. D’entrée de jeu, la ministre a fait savoir que son département est chargé de l’élaboration des textes fondamentaux de la République, de la définition du périmètre des réformes au regard du contexte et de la durée de la Transition, de la conduite des réformes politiques et institutionnelles en collaboration avec les départements ministériels concernés.


Mais également, de la mise en œuvre des recommandations sur la base des réformes identifiées par le Dialogue national inclusif (Dni) et les journées de concertations nationales en rapport avec le ministère de la Refondation de l’État. Pour la ministre, son ministère est une nouvelle création à laquelle, il fallait donner un contenu. Et après sa nomination, des actes ont déjà été posés, entre autres, des rencontres sous l’égide du Premier ministre avec la classe politique et la société civile pour présenter la vision des plus hautes autorités sur les réformes, la tenue de la table ronde sur la création de l’Organe unique de gestion des élections, le processus de relecture de la loi électorale et la révision de la Charte de la Transition.

Parlant de la loi électorale, la ministre chargée des Réformes politiques et institutionnelles reconnaît qu’elle suscite beaucoup de débats. Pour elle, c’est une loi élaborée en tenant compte des insuffisances et dont la première grande réforme est la création de l’Organe unique de gestion des élections. Mme Fatoumata Sékou Dicko soutient qu’elle tire sa légitimité de la forte aspiration des Maliens d’aller vers le changement. Il s’agit d’un changement dans la gouvernance électorale à travers la mise en place de l’Organe unique de gestion des élections.

Toute chose qui, selon elle, va favoriser la transparence, rationaliser les dépenses, donner plus de légitimité pour les élus, permettre aux citoyens de connaître leurs projets et renforcer leur redevabilité. En plus, dit-elle, cette loi réduira les risques de fraudes électorales. La ministre a aussi touché du doigt, la situation des femmes et des Maliens établis à l’extérieur.

D’après Mme Fatoumata Sékou Dicko, les préoccupations relatives au genre sont prises en compte dans la nouvelle loi notamment les dispositions de la loi 052. Pour ce qui concerne les Maliens établis à l’étranger, elle dira que non seulement, ils seront électeurs mais éligibles aux élections législatives. Toutefois, elle a indiqué que les élus représentant nos compatriotes établis à l’extérieur seront issus des zones géographiques déterminées de concert avec leurs faîtières et les départements ministériels concernés à savoir celui des Affaires étrangères et des Maliens établis à l’extérieur. 

Par ailleurs, Mme Fatoumata Sékou Dicko a souligné que la table ronde a jeté les bases de la nouvelle loi électorale. En plus, il y a eu la mise en place d’une commission technique pluridisciplinaire pour l’élaboration de l’avant-projet de loi électorale, la tenue de l’atelier d’échanges sur le projet de loi électorale. En outre, il est prévu la relecture des textes connexes à la loi électorale notamment, les lois organiques, la Charte des partis politiques, etc. Enfin, elle a appelé les Maliens à s’approprier, accepter et accompagner les réformes qui visent à asseoir les conditions d’une meilleure gouvernance politique et institutionnelle dans notre pays.

Dieudonné DIAMA

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