Pour sensibiliser les femmes à Bamako sur cette résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies, le Réseau de développement et de communication des femmes maliennes (Musonet) a lancé hier une campagne décentralisée au Centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (Cndife). La cérémonie était présidée par la présidente dudit réseau, Mme Doumbia Mama Koité, en présence du représentant du maire de la Commune III du District de Bamako, Issa Niambélé.
Cette campagne vise à renforcer les connaissances sur la résolution 1325 pour la participation des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits et dans le maintien de la paix. Il s’agit également de contribuer à la large diffusion de ladite résolution pour la contribution de la femme à la paix et au développement du Mali et de la mise en place d’un vivier de femmes leaders pour élargir les réflexions en vue de l’application des droits des femmes au Mali. Cette campagne a été financée par l’Union européenne, le Réseau de développement et de communication des femmes africaines (Femnet) et Oxfam.
La présidente du réseau Musonet a expliqué que cette campagne vise à outiller et faire comprendre aux femmes et aux filles comment elles peuvent participer à ce processus et de s’approprier de cet instrument juridique assez important pour les femmes dans le conflit au Mali.. « Nous avons bénéficié de ce programme depuis bientôt un an pour aider à l’appropriation de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies », a rappelé Mme Doumbia Mama Koité. Pour elle, ce projet est venu à point nommé puisque depuis 2021 notre pays vit dans un conflit multidimensionnel avec son cortège de crimes les plus atroces et variés jamais connus depuis son existence. Elle précise que les femmes, filles et enfants payent le plus lourd tribut par des violences sexuelles, sexistes et dégradantes.
La patronne de Musonet a souligné que dans l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, il y a des processus qui vont se mettre en place pour la réconciliation et la participation des femmes post-conflits. « C’est pourquoi, nous avons donc décidé de mener cette campagne », a affirmé Mme Doumbia Mama Koité. Elle a signalé que la résolution 1325 est en application, avant d’expliquer que c’est une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies dont le Mali a fait un plan d’action national de troisième génération. Selon elle, il y a des actions à mettre en place soit par le gouvernement, soit par les organisations de la société civile et avec les soutiens des partenaires.
En ce qui concerne les piliers de cette résolution, Mme Doumbia Mama Koité a indiqué qu’ils sont au nombre de quatre. Il s’agit de la prévention, la participation aux processus décisionnels, la protection dans les zones de conflit et le secours et l’autonomisation des femmes. Après les conflits, a-t-elle estimé, il faut que les femmes soient impliquées dans la reconstruction du pays pour exprimer leurs besoins et montrer leur volonté de participer au développement et à la reconstruction du pays.
Le représentant du maire de la Commune III a indiqué que cette question mérite qu’on y jette un regard rétrospectif et constater qu’il y a lieu de renouveler leur engagement pour une meilleure protection et promotion de la femme et de la fille. Selon Issa Niambélé, au-delà de préserver les droits des femmes et des filles, il s’agit de favoriser leur participation dans la prévention, la gestion, la résolution des conflits et dans le maintien de la paix. Musonet a également mené cette campagne dans les Régions de Gao, Koulikoro, Mopti pour expliquer aux populations la place et le rôle de la femme dans le processus de paix et de réconciliation au Mali.
Yaya DIAKITÉ
Rédaction Lessor
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