Dr Abdoulaye Mohamadou, secrétaire exécutif du Cilss
Ces rencontres regroupent les systèmes nationaux et régionaux
d’informations sur la sécurité alimentaire, la nutrition, l’alerte précoce, les
organisations de la société civile, le secteur privé et les partenaires
techniques et financiers. Réunis à Bamako pour la commémoration du cinquantenaire du
Cilss, les experts venus des États membres se concertent, depuis hier, sur la
situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
L’ouverture de ces travaux, qui prennent fin aujourd’hui, était présidée par le
secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kélema,
en présence du secrétaire exécutif du Cilss, Dr Abdoulaye Mohamadou.
Cette concertation a pour objectifs d’actualiser et de
valider les résultats des analyses du Cadre harmonisé de la situation
alimentaire et nutritionnelle et de passer en revue les résultats définitifs
des productions de la campagne agricole et agropastorale 2022/2023. Il s’agira également,
en fonction des facteurs conjoncturels, d’identifier et de proposer des réponses
et des mesures d’intervention appropriées pour assister les populations vulnérables.
Les participants feront aussi le point sur la mise en œuvre des plans nationaux
de réponse aux crises alimentaires et nutritionnelles et d’identifier les
mesures d’atténuation ou de réponses envisagées en faveur des populations vulnérables. En effet, la situation des populations sahéliennes reste
encore préoccupante.
Les résultats de l’analyse de la situation alimentaire et
nutritionnelle réalisée en novembre dernier indiquaient qu’en dépit de la
campagne agropastorale relativement satisfaisante, plus de 32,6 millions de
personnes avaient besoin d’une assistance alimentaire entre le mois d’octobre
et décembre. Et si aucune action n’était menée d’ici la soudure 2023, ce
chiffre pourrait atteindre 45,2 millions.
Le secrétaire exécutif du Cilss a expliqué que notre sous-région
reste toujours confrontée aux impacts résiduels négatifs de la pandémie de la
Covid-19, la situation sécuritaire très difficile dans certains pays, les
effets de la guerre russo-ukrainienne... Selon Dr Abdoulaye Mohamadou, les
hausses importantes des prix des denrées de première nécessité et des engrais
fragilisent les systèmes alimentaires. Rendant ainsi l’accès des populations aux
aliments et aux intrants agricoles particulièrement difficile. Il a regretté
que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans et des femmes
enceintes et allaitantes continue de se détériorer face aux causes à la fois
aigüe et structurelles de la malnutrition en particulier dans les pays du front
Sahel.
Suite à ce constat, le secrétaire exécutif du Cilss a convié les membres des dispositifs nationaux et régionaux de prévention et de gestion des crises alimentaires à privilégier les actions anticipatoires de manière à lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère du Développement
rural a indiqué que le Dispositif régional de prévention et de gestion des
crises (Pregec) est l’un des acquis importants du Cilss.
À travers ces différentes concertations, dira-t-il, ce Dispositif permet aux acteurs de la région de prévenir et de mieux gérer les éventuelles crises alimentaires et nutritionnelles. Daniel Siméon Kélema a précisé que la présente concertation constitue la dernière au titre de la campagne agropastorale 2022-2023 de ce Dispositif très important. C’est donc l’occasion d’échanger sur les défis de l’heure et de renforcer «notre coopération régionale et internationale en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle».
Makan SISSOKO
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