Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Communément appelée keratodermie palmo-plantaire, «seprin et boloprin» en langue «bamanankan», la pathologie est assez répandue pendant la saison froide avec le vent frais qui souffle. C’est surtout l’exposition des extrémités, c’est-à-dire la paume des mains ou la plante des pieds qui peuvent favoriser cette maladie.

Publié lundi 01 décembre 2025 à 09:00
Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Pr Mamadou Gassama


À l’hôpital de Dermatologie de Bamako, on enregistre 2 à 3 cas par jour dans les consultations au service de dermatologie. Le Pr Mamadou Gassama, praticien de cet établissement, définit cette maladie comme une sécheresse cutanée au niveau des mains et des pieds. Selon le spécialiste, la keratodermie palmo-plantaire présente plusieurs étiologies. Elle peut être héréditaire ou acquise (due à certaines maladies ou la prise de certains médicaments). Mais, il indiquera aussi qu’il y a des facteurs favorisants la maladie : ce sont les pierres ou les éponges très dures que nous utilisons pour frotter nos pieds. Cette pratique peut véritablement agresser la peau. 


La keratodermie palmo-plantaire va se présenter par une fissure qui peut se localiser au niveau de la paume des mains ou des pieds en entraînant des petites plaies. À ce niveau, la peau devient très épaisse et dure. Cela, selon le toubib de l’hôpital de Dermatologie de Bamako, peut provoquer des douleurs et une difficulté à marcher. À ce niveau, le dermatologue précisera que la fissure est bien accentuée sur les pieds que sur les mains. Souvent, prévient-il, la partie peut même saigner. D’après le dermatologue, il y a des peaux qui sont particulièrement touchées par cette maladie. Il s’agit des peaux très sèches qui, lorsque les facteurs favorisants réagissent sur elles, peuvent manifester la maladie. Les personnes qui sont prédisposées à faire la maladie, c’est-à-dire qui ont hérité des gènes de leurs parents font trop souvent la maladie surtout en présence des facteurs favorisants. La maladie est alors liée à un défaut génétique. Certains gènes codants pour la formation de protéines cutanée seraient déficients et entraineraient des dermatoses aux symptômes variés.


Les patients ne viennent en consultation que lorsque la maladie entraîne des douleurs ou une difficulté à marcher. Mais, le dermatologue confie aussi que pour le côté esthétique ce sont les femmes qui viennent plus.


La prise en charge de la maladie est curative et préventive. Sur le plan curatif, des médicaments comme la vaseline sont donnés pour mieux hydrater la peau. Mais aussi des antibiotiques pour soigner les fissures. Il indique que ces fissures peuvent être des portes d’entrée des bactéries et causer des infections bactériennes. Cela peut entraîner des complications comme l’érysipèle (infection bactérienne des couches extérieures de la peau ou donner des grosses jambes).


Pour la prévention, Pr Gassama conseille de porter des habits qui vont couvrir tout le corps associés à des chaussures fermées de préférence en cuire et des gants. Mais aussi d’éviter surtout de frotter les pieds avec les éponges rugueuses ou des pierres. La bonne méthode est de frotter avec des éponges douces et de réhydrater la peau avec la vaseline ou des pommades hydratantes. «Évitez l’automédication ainsi que de fragiliser la peau», conseille le professeur, avant d’assurer que l’eau et le savon sont suffisants pour rendre nos pieds propres.

Fatoumata NAPHO

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