La cérémonie a
enregistré la présence du responsable de programmes et du fundraising du RFAY
pour l’Afrique, Bolou Annick Jocelyne Marina, de l’administratrice pays du Réseau,
Yagaré Diakité, et du président de l’Association voie de la famille, Sidy
Lamine Diarra.
Le RFAY-Mali est une Organisation non gouvernementale (ONG) de défense
des droits des femmes et des filles. Le Réseau est présent dans 16 pays d’Afrique.
Son initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne : féministe en
action. Ainsi, durant cinq jours, des femmes leaders d’associations féminines
ont eu des connaissances sur la SDRS et la promotion des méthodes
contraceptives.
Cette formation des formatrices doit déboucher sur la formation
de l’ensemble des membres de leurs associations respectives. Bolou Annick
Jocelyne Marina a expliqué que cette formation est l’un des volets de
l’initiative «Mousso lafiale» ou «Femme épanouie» en français qui sera mise en œuvre
durant 10 mois dans notre pays sous le thème : «décider de ma santé
sexuelle et reproductive est aussi mon droit».
Selon elle, l’initiative entre
dans le cadre du Projet féministe en action, dirigé par un consortium de trois
ONG internationales et autant de fonds féministes avec Care France comme chef
de file. Après cette formation, le projet «Mousso lafiale» se poursuivra à
travers l’organisation de campagnes de sensibilisation en langues locales des
femmes et des filles sur la santé sexuelle reproductive.
Il est prévu des caravanes de sensibilisation, mais aussi des
consultations pour les femmes et les filles par des professionnels de la santé
pour leur proposer des méthodes contraceptives adaptées à leur organisme.
Enfin, il y aura la formation des femmes et des filles sur des activités génératrices
de revenus afin de leur assurer une autonomisation financière. Et Bolou Annick
Jocelyne Marina de dire que le Projet féministe en action est financé par
l’Agence française de développement (AFD) avec pour objectif de soutenir le
pouvoir transformatif des organisations féministes du Sud en faveur d’un monde
plus égalitaire.
Il est mis en œuvre dans 30 pays à travers le monde. Il est
ressorti des explications de la responsable du RFAY pour l’Afrique que son Réseau
étant présent dans 16 pays d’Afrique francophone, il aura la mission de créer
un monde où les femmes et les filles auront les mêmes droits, notamment par la
promotion et le plaidoyer pour les droits des femmes, par le leadership et
l’entreprenariat féminins. Mais aussi de veiller à ce que les femmes et les
filles soient épanouies dans tous les domaines de la vie à travers
l’acquisition des biens, l’accession aux postes électifs, la participation aux
processus de prises de décisions, l’accès à un salaire équitable.
Il s’agira
aussi de mettre les femmes et les filles à l’abri de toutes les formes de
violences, y compris celles familiales, domestiques, les agressions sexuelles,
les viols, le harcèlement sexuel en milieu professionnel et académique, ainsi
que les pratiques nuisibles comme les mutilations génitales, l’exploitation
sexuelle et le mariage précoce.
Selon le président de l’Association voie de la famille, cette formation est très bénéfique pour la jeunesse. «Elle nous renforce dans notre lutte de tous les jours. On avait besoin d’avoir certaines informations pour défendre des aspects. C’est donc une opportunité de plus pour renforcer nos capacités et notre crédibilité aux yeux des autres», a témoigné Sidi Lamine Diarra. Et de terminer par un plaidoyer pro domo en disant que son association, qui a recensé dans la Région de Mopti beaucoup de femmes violées, environ 500 victimes, avait besoin d’un appui des autorités. Quant à Yagaré Sangaré, elle saluera l’initiative, avant de lancer un appel à tous pour rejoindre le Réseau afin de veiller sur les droits des femmes.
Aminata HAÏDARA
Rédaction Lessor
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